Priorité santé

Être en bonne santé est un besoin universel. Caroline Paré reçoit en direct des spécialistes pour faire le point sur l’actualité médicale dans le monde, faire de la prévention auprès du grand public, l’informer sur ses droits, sur les traitements et les moyens d’y accéder. *** Diffusions du lundi au vendredi vers toutes cibles à 09h10 TU (rediffusion à 01h10 TU). Tous les jours, posez vos questions par WhatsApp au + 33 7 61 18 46 41, par téléphone au + 33 1 84 22 75 75 ou par mail à priorite.sante@rfi.fr. Réalisation : Victor Uhl. Coordination : Ophélie Lahccen, Thalie Mpouho, Louise Caledec.

  1. 1d ago

    Paludisme chez l’enfant : les signes qui doivent pousser à consulter en urgence

    Comme chaque vendredi, un médecin spécialisé répond aux questions des auditrices de Priorité Santé. Cette semaine, nous parlons du paludisme chez l’enfant. En effet, les enfants de moins de 5 ans sont particulièrement vulnérables à cette infection parasitaire transmise par la piqûre des moustiques. Quelles sont les particularités du paludisme infantile ? Comment protéger les plus jeunes ? Face à quels symptômes, faut-il consulter en urgence ? Le paludisme constitue en milieu tropical une cause majeure – si ce n’est la première cause – d’hospitalisation : une infection particulièrement redoutable pour les plus jeunes. Le paludisme, infection parasitaire transmise par les moustiques, est avant tout présent en Afrique qui paye un lourd tribut ; puisque, d’après l’OMS, 95% des décès dus à cette maladie étaient localisés, en 2024, dans la région africaine… Tribut tout aussi disproportionné payé par les plus jeunes, les bébés en particulier : 75% des enfants à avoir succombé à la fièvre, à l’anémie, aux diverses complications du paludisme n’avaient pas atteint leur cinquième année. D’où l’importance d’identifier les symptômes et de dépister, diagnostiquer et traiter le plus rapidement possible.   La prévention du paludisme est essentielle. Il faut d'abord éviter les piqûres de moustiques : protéger, installer des moustiquaires imprégnées, limiter la prolifération des insectes vecteurs en éliminant les sites de ponte et les collectes d’eau stagnantes. Mais il faut surtout, toujours et encore, sensibiliser : les personnes qui vivent dans les zones à risques, familles, soignants et pouvoirs publics, pour renforcer la riposte et l’adapter aux conditions de vie des populations. Avec : Pr Babacar Faye, médecin, chef du Service de Parasitologie à la Faculté de Médecine de l'Université Cheikh Anta Diop de Dakar, chef du Service de Laboratoire de l'hôpital d'Enfants Albert Royer de Dakar, président du Cadre de Concertation de Partenaires de la Lutte Contre le Paludisme (CCPLP) du Programme National de Lutte contre le Paludisme (PNLP) du Sénégal.  La palabre au féminin de Charlie Dupiot. Programmation musicale :  ► Fally Ipupa – SL ► Yasmine – Ma mère c’est mon père.

    48 min
  2. 3d ago

    Conflits : pourquoi certaines personnes les fuient et d’autres les provoquent

    Dans la sphère familiale, professionnelle ou amicale, les conflits peuvent faire peur. Si certains les fuient, au risque de ne pas exprimer leurs désaccords, d’autres n’hésitent pas à les chercher. Faut-il systématiquement éviter les conflits ? Quels peuvent être les bienfaits de certains conflits ? Comment expliquer que certaines personnalités se retrouvent mêlées à de multiples conflits ? Conflit au travail, en famille, brouille entre amis ou querelles de voisinage… Les disputes peuvent survenir dans des cadres variés, conflits fréquents ou gros clash qui se solde par une rupture… Certaines personnes sont familières avec les confrontations, quand d’autres les évitent, esquivent, quitte à taire leurs opinions et à renoncer à leurs positions. Parler de la gestion et du rôle des conflits, c’est l’occasion de nous interroger sur ces situations dans lesquelles les accrochages naissent et deviennent parfois récurrents, pour comprendre le rôle que peuvent jouer ces prises de bec dans les relations : escalade toxique ou, à l’inverse, facteur de résolution ?  Parler des conflits, c’est aussi s’arrêter sur certaines personnalités qui en usent et en abusent, et parfois même, qui semblent avoir intégré la dispute comme mode de communication. On peut aussi se demander si certains troubles psychiques (associés à une désinhibition des émotions et à une forte impulsivité) peuvent expliquer chez certains une tendance à multiplier les conflits, quelles que soient les circonstances. On peut alors également envisager le conflit comme un symptôme. Avec : Dr Marie-Claude Gavard, médecin psychiatre, psychothérapeute, psychanalyste à Paris. Auteur de Mais qu’est-ce qui se passe dans ma tête ?, chez Marabout.   Programmation musicale :  ► Master Peace, Thomas Anderson – Love hate ► Voyou, Tuerie – Hula hoop.

    48 min
  3. 5d ago

    Drépanocytose en Afrique : le combat du Pr Léon Tshilolo pour sauver les enfants

    Nouveau portrait de Priorité Santé, 50 minutes pour retracer le parcours du Pr Léon Tshilolo, pédiatre hématologue en République Démocratique du Congo, co-fondateur du réseau d’étude de la drépanocytose en Afrique centrale et consultant pour l’OMS. Le Pr Léon Tshilolo incarne, à l’échelle du continent africain, la lutte contre cette maladie génétique héréditaire : la drépanocytose. Selon l’OMS, sur les 7,7 millions de personnes atteintes par la maladie, 80% vivent en Afrique. Né à Lubumbashi, le Pr Tshilolo a dédié sa carrière à la lutte contre la drépanocytose. On évoque avec lui son parcours scientifique, clinique, la recherche, l’enseignement mais aussi d’autres aspects plus personnels de son itinéraire.  Médecin depuis 1980, le Pr Léon Tshilolo a fait ses études à l'université de Padoue, en Italie. Il étudie alors l'hématologie avec des patients thalassémiques et découvre la drépanocytose en rentrant en RDC (le Zaïre d’alors), avec un premier patient à Kolwezi. « Cela a été pour moi un drame douloureux », confie-t-il dans l'émission.  Il s'engage alors dans la lutte contre cette maladie qu'il définit comme une « ​​​​​​​anémie douloureuse ». C'est notamment en grande partie grâce à lui que cette maladie, restée longtemps invisible aux yeux du monde, a été reconnue par l'OMS et par l'ONU comme priorité de santé publique. Une reconnaissance qui ouvre la porte d'abord à la responsabilité des gouvernants des pays concernés, mais aussi à la possibilité d'avoir des financements de la part des institutions internationales. Ça a été un événement très important, le fait de reconnaître la drépanocytose au niveau de l'ONU, un événement qui a marqué l'histoire de la drépanocytose.   Programmation musicale :  ► Johnny Hallyday – Les portes du pénitencier ► Tabu Ley Rochereau –  Kashama Nkoy.

    48 min
  4. 6d ago

    Extrême-Nord Cameroun : lutter contre la malnutrition infantile en zone de crise

    Au Cameroun, la région de l’Extrême-Nord fait face à une crise humanitaire persistante marquée par les conflits armés liés à Boko Haram, des épidémies de choléra et de rougeole, et les conséquences du changement climatique. Des milliers de déplacés internes et de réfugiés du Nigeria et Tchad voisins exercent une pression intense sur des structures de sanitaires déjà fragiles, alors que la situation sécuritaire entrave l’accès aux soins. Aujourd'hui, près de 3 millions de personnes souffrent d'insécurité alimentaire sévère, selon OCHA. Les enfants en sont les premières victimes : au premier trimestre de cette année, 200 000 enfants ont été diagnostiqués de malnutrition et dans l'Extrême-Nord, la malnutrition infantile reste une urgence. [Reportage long format à l'occasion de la Journée mondiale contre la faim] Pour lutter contre la mortalité infantile, l’ONG humanitaire médicale internationale ALIMA soutient des structures locales du département du Mayo-Tsanaga qui assurent aux populations isolées et vulnérables un accès gratuit aux soins : prise en charge médicale et thérapeutique des enfants malnutris à l’hôpital régional annexe de Mokolo et dans six centres de santé périphériques. Mais aussi stratégie communautaire pour dépister et prévenir la malnutrition et former les familles à l'éducation nutritionnelle. Dès qu’un enfant est diagnostiqué pour malnutrition au niveau d’un des centres de santé, il entre dans un programme de 42 jours, c’est-à-dire qu’il est soigné en communauté et s’il présente des complications, il est immédiatement référé à l’hôpital régional annexe de Mokolo.  2 600 admissions depuis 2024 Déshydratation, hypoglycémie, détresse respiratoire, fièvre, anémie, hypothermie, convulsions, épuisement... Les conséquences de la malnutrition peuvent être fatales pour les enfants. Pour sauver les tout-petits malnutris, le centre nutritionnel thérapeutique interne de l’hôpital de Mokolo est le seul fonctionnel dans tout le département. Depuis 2024, il a enregistré 2 600 admissions. Deux volets de prise en charge : d’abord médicamenteuse, pour lever les complications, et nutritionnelle, pour remédier aux défaillances en nutriments et vitamines liées à l’état instable des enfants malades. Aujourd’hui, l’hôpital de Mokolo enregistre un taux de guérison de 93%. La guérison de ces enfants passe aussi par des activités de stimulation physique et cognitive. La psychostimulation est essentielle dans la prise en charge de la malnutrition car lorsqu’un enfant est malnutri, il est amorphe, fatigué, éteint, son cerveau est ralenti. Si ce volet cognitif et psychique n’est pas pris en compte, cela va retarder l’amélioration de son état clinique, son développement psychomoteur et sa physiologie future. Les activités d’éveil vont donc faciliter sa guérison. Un suivi en communauté À la sortie de l’hôpital, les enfants sont suivis dans les centres de santé en communauté : consultations d’évolution, sensibilisations aux bonnes pratiques nutritionnelles et à l’hygiène, visites à domicile des relais communautaires, démonstrations culinaires. Les communautés sont des leviers indispensables à la santé infantile.  À Mokolo, comme dans tant d’autres communautés, chaque enfant sauvé est une victoire collective. Une victoire rendue possible par le dévouement des soignants, l’engagement des communautés et le soutien des agences humanitaires. Des témoignages qui rappellent combien l’accès aux soins reste un enjeu central dans une région où les distances, l’insécurité et la baisse des financements humanitaires compliquent les parcours de santé.   ► Un reportage long format de Raphaëlle Constant réalisé par Victor Uhl, en partenariat avec l'ONG Alima (Alliance for International Medical Action), à l'occasion de la Journée mondiale contre la faim.  Programmation musicale :  ► Blick Bassy – Donalina.

    48 min
  5. Jun 11

    Dans la tête des champions : ce que le mental change vraiment en compétition

    Ce jeudi 11 juin s’ouvre La Coupe du monde de football 2026. À cette occasion, nous nous penchons sur la préparation mentale des sportifs de haut niveau. Endurance, force, agilité, vitesse... Si l’accent a souvent été mis sur les capacités du corps, on le sait aujourd’hui, la performance ne dépend pas uniquement de la condition physique. On parle souvent du « mental du sportif » notamment pour gérer la pression. La Coupe du monde de football 2026, c’est parti : 5 semaines de compétition, 48 équipes en lice, 104 matches, trois pays hôtes : les États-Unis, le Mexique et le Canada. Priorité santé se met au diapason avec un focus sur la préparation mentale des sportifs de haut niveau. Pendant très longtemps, on a formé des champions musclés, rapides, endurants, on s’occupait de la technique et de la tactique. Mais on oubliait le stress, les doutes, les blocages, la pression qui pouvaient ronger en silence les sportifs. Aujourd’hui, le sujet n’est plus tabou, au contraire. On sait à quel point le mental joue un rôle déterminant dans les performances sportives. Comment les athlètes se préparent-ils mentalement à la compétition ? Comment apprennent-ils à gérer la pression, à rebondir après un échec, à garder confiance en eux, à rester motivés tout en prenant du plaisir ?   Avec :  Dr Jérôme Palazzolo, psychiatre, psychothérapeute, professeur des Universités en Psychologie clinique et médicale et auteur du livre La préparation mentale du sportif de haut niveau. Mieux se connaître, mieux performer, mieux s’épanouir, aux éditions Hermann Dr Nalla Socé Fall, enseignant-chercheur à l’Université Gaston Berger de Saint-Louis et directeur du Centre National d’Éducation Populaire et Sportive (CNEPS) de Thiès, au Sénégal. Maître de conférence titulaire en Psychosociologie du sport Rodrigo Capo Ortega, ancien rugbyman professionnel Bruno Duval, correspondant de RFI à Tokyo, au Japon. Programmation musicale :  ► Ado & Tatsuya Kitani - Kira ► Ziggy Marley, Nikka Costa – Hey people now. À lire aussiCoupe du monde de football 2026 : notre dossier

    48 min
  6. Jun 10

    Santé des enfants : pourquoi prévenir reste le meilleur traitement

    À l’occasion de Congrès des Sociétés de Pédiatrie qui se tient du 10 au 12 juin au Palais des Congrès de Paris, nous parlons de la santé des enfants et des adolescents. De la vaccination, à l’alimentation, en passant par la prise en charge des différentes pathologies... Il sera question de prévention dans Priorité Santé.  Population particulièrement vulnérable, les enfants doivent en effet faire l’objet d’une attention particulière pour éviter la survenue de certaines maladies, notamment infectieuses, et leur permettre de grandir en bonne santé. Quels sont les vaccins essentiels ? Quelle alimentation mettre en place aux différents âges ? Quand consulter et quelles peuvent être les complications liées à certaines pathologies fréquentes chez l’enfant ?  Les chiffres sont éloquents : 4,9 millions d'enfants de moins de 5 ans sont décédés en 2024 dans le monde, d’abord de malnutrition aiguë sévère, mais au-delà du premier mois de vie, les maladies infectieuses, notamment le paludisme, la diarrhée et la pneumonie, demeurent les principales causes de mortalité chez les jeunes enfants. Or, selon les Nations unies, la plupart de ces décès auraient pu être évités grâce à des mesures éprouvées et abordables. De la vaccination à l’alimentation, en passant par la prise en charge de différentes pathologies, le constat est le même : mieux vaut prévenir que guérir, autrement dit, la prévention reste le meilleur traitement. Avec : Pr Simon Ategbo, professeur de Pédiatrie. Président de la Société Gabonaise de Pédiatrie (SOGAPED). Directeur général adjoint au CHU Mère Enfant Fondation Jeanne Ebori à Libreville.  ► En fin d’émission, nous mettons en avant l’opération Juin Vert, mois de sensibilisation sur le dépistage du cancer du col de l’utérus. À cette occasion, l’Hôpital Paris Saint-Joseph rappelle l’importance de la prévention, du dépistage et de l’information autour des cancers liés au papillomavirus humain (HPV), mais aussi aux enjeux de vaccination et de suivi gynécologique. Interview du Dr Sophie Wylomanski, gynécologue chirurgicale à l’Hôpital Paris Saint Joseph.   Programmation musicale : ► Natanjo – Nakozela yo ► Lous and the Yakuza, Jenevieve – Fleur-de-lis.

    49 min
  7. Jun 9

    Santé des dents : les gestes simples qui évitent les mauvaises surprises

    Carie, gingivite, abcès, aphtes, halitose, bruxisme... Les pathologies liées aux dents, à la gencive ou à la bouche peuvent survenir à tous les âges. Elles peuvent être à l’origine de vives douleurs et pousser à l’automédication afin de les soulager. Comment prévenir ces maladies ? Comment prendre soin de ses dents ? Dans quels cas est-il primordial de consulter ? Il ne suffit pas d’avoir un sourire éclatant, encore faut-il garder ses dents et ses gencives en bonne santé. Or, selon l’Organisation mondiale de la santé, près de 3,5 milliards de personnes dans le monde sont touchées par des affections bucco-dentaires. L'importance d'un traitement à un stade précoce Carie, gingivite, abcès, aphtes, halitose ou encore bruxisme... Souvent douloureuses, la plupart de ces affections sont évitables ou peuvent être traitées à un stade précoce. Quel impact ces maladies sont-elles susceptibles d’avoir sur notre santé générale ? L’automédication est-elle dangereuse ? Dans quels cas est-il impératif de consulter ? Quelles sont les bonnes habitudes à prendre dès l’enfance si l’on veut protéger ses dents et ses gencives ? Avec : Pr Caroline Gorin, professeure des Universités – praticienne hospitalière (PU-PH) en odontologie, spécialiste en Prothèse Maxillo-Faciale aux hôpitaux Lariboisière et Européen Georges Pompidou (AP-HP), responsable du département de Biologie Orale à l'Université Paris Cité, et chercheuse en ingénierie tissulaire au sein de l'unité UMR 1333 « Santé Orale » (Inserm/Université Paris Cité) Dr Moïse Nkongolo, chirurgien-dentiste. Chef de service de stomatologie à la Clinique Guenin à Pointe-Noire, en République du Congo.  ► En fin d’émission, reportage de Charlie Dupiot dans le premier lieu de mémoire de la pandémie Covid-19 en France. Au sein de l’Université Paris Cité, cette exposition permanente inscrit le Covid-19 dans l’histoire longue des pandémies et donne accès à des témoignages de citoyens français, recueillis dans le cadre d’un vaste projet de recherche et de mémoire collective. Avec une hypothèse : la crise Covid a bouleversé notre rapport au temps, à l'espace et aux liens sociaux. L’anthropologue Laëtitia Atlani-Duault, présidente de l’Institut Ad Memoriam à l’origine de cette exposition, nous en propose une visite guidée.  Programmation musicale :  ► Kali Uchis - Your Teeth In My Neck ► Hen’s - On go la bas.

    49 min

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Être en bonne santé est un besoin universel. Caroline Paré reçoit en direct des spécialistes pour faire le point sur l’actualité médicale dans le monde, faire de la prévention auprès du grand public, l’informer sur ses droits, sur les traitements et les moyens d’y accéder. *** Diffusions du lundi au vendredi vers toutes cibles à 09h10 TU (rediffusion à 01h10 TU). Tous les jours, posez vos questions par WhatsApp au + 33 7 61 18 46 41, par téléphone au + 33 1 84 22 75 75 ou par mail à priorite.sante@rfi.fr. Réalisation : Victor Uhl. Coordination : Ophélie Lahccen, Thalie Mpouho, Louise Caledec.

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