De vive(s) voix

Une émission consacrée à la langue française dans le monde et aux cultures orales. Un rendez-vous quotidien du lundi au jeudi, pour rendre plus vivant notre rapport à la langue, et être la vitrine des initiatives en faveur de la francophonie. Une émission consacrée à la langue écrite qui vit, s’adapte, se développe. Mais aussi une émission où la langue parlée, blablatée, tchatchée, déclamée et murmurée aura toute sa place. En compagnie d’historiens, linguistes, traducteurs, artistes… ce nouveau rendez-vous sur RFI sera aussi celui de l’oralité : ce qui est émis, qui est énoncé de vive voix. Théâtre, slam, poésie sonore, contes, traditions orales… Émission présentée par Pascal Paradou, en collaboration avec Cécile Lavolot. Réalisation : Laura Pinto. Et en podcast sur www.rfi.fr. *** Diffusions du lundi au jeudi : à 13h30 TU vers toutes cibles ; 17h30 vers l'Afrique lusophone ; à 21h30 vers l'Afrique haoussa ; du lundi au jeudi à 22h30 vers Malabo/Bata. Le vendredi à 22h30 vers l'Afrique peul & lusophone & Malabo/Bata. Et le dimanche à 14h30 vers l'Afrique peul & lusophone & Malabo/Bata. (Heure de Paris = TU + 1 en grille d'hiver).

  1. 1 DAY AGO

    «La fin du courage», une adaptation théâtre de l’essai de Cynthia Fleury

    Jacques Vincey adapte au théâtre l’essai philosophique de Cynthia Fleury. Qu’est-ce que le courage ? La société d’aujourd’hui manque-t-elle de courage ? Peut-on rallier courage politique et moral ? Tel était le propos de l'essai publié aux éditions Fayard, par la philosophe et psychanalyste Cynthia Fleury en 2010, et dans lequel elle imaginait un dialogue avec une philosophe.  Une adaptation avec deux personnages: Nicole-Jeanne Bastide et une journaliste, Noëlle Blanc. Toutes deux vont s'affronter sur la définition et la notion de courage : une pièce mordante sur l'état du monde et la démocratie.  De l'essai à la scène  Cela faisait longtemps que Cynthia Fleury voulait mettre en scène son essai avec une mise en scène facile à dire et à monter qui puisse être jouée dans un théâtre, une école ou une prison. La philosophie, comme le théâtre sont deux disciplines nées dans la Grèce Antique et ont par conséquent beaucoup de points communs : «Le théâtre, c'est un lieu de pensée en acte, un lieu de la parole perfomative.» La pièce commence avec un monologue, le «double» de Cynthia Fleury qui a le sentiment d'être «gelée», découragée, épuisée face à l'adversité du monde. Elle tente de définir la ou les définitions du courage notamment cet héroïsme qui est de négocier au quotidien sans perdre son âme et d'affronter la montagne. Malgré le thème très sérieux, la pièce est ponctuée de touches d'humour et de dérision. Pour incarner ces deux personnages, plusieurs duos d'actrices parmi lesquelles Isabelle Adjani, Isabelle carré, Laure Calamy, Emmanuelle Béart et Sophie Guillemin... Jacques Vincey, metteur en scène, explique la mise en scène des idées peut passer : Le choix de travailler avec plusieurs duos d'actrices déplace les attentes des spectateurs. Le public est confronté à ces deux femmes qui dialoguent avec un texte en main. La pensée s'ancre dans des sensibilités et des corps des formes d'engagement différents.   Invités : la philosophe et psychanalyste Cynthia Fleury et le metteur en scène Jacques Vincey.  À voir jusqu’au 8 mars 2026, au Théâtre de l’Atelier à Paris.  Programmation musicale : L'artiste Yaël Naïm avec le titre « La fille pas cool ».

    29 min
  2. 2 DAYS AGO

    La légende Barbara s'expose à la Bibliothèque nationale de France

    La Biblitohèque nationale de France (BnF) consacre en ce moment, depuis le 27 janvier 2026 et ce jusqu'au 5 avril 2026, une exposition à la célèbre chanteuse et parolière française Barbara, au sein de sa fameuse Galerie des Donateurs, nommée « Dis, quand reviendras-tu ? Barbara et son public ». De son vivant, Barbara n'a jamais songé à archiver sa propre légende, compliquant ainsi la tâche à ceux qui auraient voulu retracer le parcours atypique, tantôt sulfureux, tantôt idyllique, de la compositrice de « L'Aigle noir ». Mais, grâce à ses admirateurs et notamment aux dons de l'association Barbara Perlimpinpin, la BnF a pu se procurer une centaine de documents faisant référence au lien tout particulier que l'autrice-compositrice entretenait avec ses fans. Photos, vidéos, partitions, costumes de scène, tenues de ville, notes, programmes, autographes, courriers... Tant d'items rares que les intéressés peuvent dès maintenant consulter à la BnF, afin d'analyser sa méthodologie de travail et de mieux comprendre les sentiments quasi-amoureux que Barbara éprouvait pour son public.   Ma plus belle histoire d'amour, c'est vous.   Au fil de l'exposition, les visiteurs découvriront son rapport singulier à la scène, depuis ses débuts dans de modestes cabarets belges jusqu’à ses dernières apparitions publiques en 1993. À la BnF, la légende Barbara perdure, donc, le long d'un cheminement d'exposition intime, et pourrait se résumer en une seule phrase prononcée par la vedette elle-même sur la scène de Bobino en 1966 : « Ma plus belle histoire d’amour, c’est vous ».   Et, comme tous les mercredis, Lucie Bouteloup décrypte une expression bien connue de la langue française dans sa chronique « La puce à l’oreille » avec la complicité de la lexicographe Géraldine Moinard des éditions Le Robert et des élèves de CM1B de l'École élémentaire Arago du 14ème arrondissement de Paris. Et, cette semaine, Lucie vous a à l'œil ! Invitée : Coline Arnaud, coordinatrice du développement des publics, département de la Musique, BnF. Programmation musicale : Barbara et ses titres « Dis, quand reviendras-tu ? », « Sid'amour à mort » et « Perlimpinpin ».

    29 min
  3. 4 DAYS AGO

    L’artiste Forbon N'Zakimuena pour son spectacle «Zola… pas comme Emile»

    À mi-chemin entre le rap et le théâtre, l’artiste Forbon N'Zakimuena nous raconte comment il a dû abandonner son vrai prénom, Zola jugé « pas assez français » par l’administration française lors de sa naturalisation. Forbon N'Zakimuena a reçu le prénom Zola-Forbon soit « Le bien aimant Forbon » en Lingala, l'une des langues parlées en République Démocratique du Congo. Il a grandi en région parisienne avec ce prénom ; un prénom issu de sa famille maternelle et transmis depuis plusieurs générations. À sa naissance, son père oublie d'apposer « Zola » sur l'acte de naissance. Peu importe, on ajoutera ce prénom lors de la naturalisation française. Alors âgé de 13 ans, il se retrouve en 2003 devant le Tribunal de Grande Instance pour tenter de rectifier cet oubli. Sauf que la récupération de son prénom entier lui est refusé : « pas assez français », lui dit-on.  Dans ce one-man show, cet artiste de la parole, relate sans amertume ses rendez-vous avec la préfecture et l'administration françaises. Il raconte les déboires qu'il a rencontrés et l'humiliation subie.    Invité : Forbon N'Zakimuena est musicien, et interprète pluridisciplinaire, né en 1990. Il se définit comme un artiste de la parole. Son spectacle « Zola… pas comme Emile » est en tournée.  Et la chronique Ailleurs nous emmène au Mali. Ibrahima Aya, organisateur et co-directeur de la rentrée littéraire du Mali nous parle de cet évènement qui aura lieu du 10 au 14 février 2026. Le thème retenu cette année est « l'Afrique dans le monde de demain ».  Programmation musicale :  Les artistes Souad Massi et Gaël Faye avec le titre « D’ici, De là-bas ».

    29 min
  4. 5 FEB

    Aristide Tarnagda adapte «la plus secrète mémoire des hommes» de Mohamed Mbougar Sarr

    Le metteur en scène Aristide Tarnagda adapte le roman de Mohamed Mbougar Sarr, lauréat du Prix Goncourt en 2021 pour « La plus secrète mémoire des hommes ».  « Un putain de livre ! ». Voilà comment Aristide Tarnagda décrit le livre écrit par Mohamed Mbougar Sarr et couronné du Prix Goncourt en 2021. Un roman qui n'ai pas laissé indemne le metteur en scène et qui se prête bien au théâtre. Ce roman gigogne comporte plusieurs facettes. C'est à la fois une réflexion sur l’écriture, sur le désir d'écrire, mais c'est aussi sur l’histoire et les effets du colonialisme. Comment les livres sont-ils lus, selon leur auteur ? On y retrouve certains codes du roman policier car c'est l’histoire d’un écrivain qui se lance sur les traces d’un livre mythique et de son auteur qui a disparu...  « C'est aussi un roman d’initiation », selon les mots de son auteur. « Une quête de l'autre et de la vérité », ajoute Aristide Tarnagda. Une adaptation qui n'a pas été facile à faire en raison de la densité et de la complexité du roman. Ce n'est pas la première fois qu'Aristide Tarnagda adapte Mohamed Mbougar Sarr puisqu'il avait déjà mis en scène le roman « Terre Ceinte » en 2021.  Invité : Aristide Tarnagda, auteur, metteur en scène burkinabè. Directeur du festival bisannuel les Récréatrales à Ouagadougou. Il entame sa carrière en 2004 après ses études universitaires en sociologie.  La plus secrète mémoire des hommes à voir à la MC 93 jusqu'au 8 février 2026.  À lire:  La Plus Secrète Mémoire des hommes, un roman de Mohamed Mbougar Sarr publié en 2021 aux éditions Philippe Rey.   Programmation musicale : Le groupe centrafricain Boddhi Satva avec le titre Les gens changent.

    29 min
  5. 4 FEB

    Festival des langues classiques : le sanscrit et le coréen, une histoire d'oralité

    Chaque année, le festival des langues classiques met à l’honneur le grec, le latin et le chinois. Cette année, les langues asiatiques sont mises à l’honneur.  Si le grec et le latin se taillent la part du lion, les langues asiatiques s’invitent et parmi elles, le sanscrit et le coréen sont aussi décryptées.  Comment les littératures classiques de l’Inde, de la Chine entretiennent-elles un dialogue vivant avec l’oralité ? Des récits fondateurs aux épopées transmises de génération en génération, la voix demeure au cœur de la mémoire et de la transmission. De quelle manière les formes orales façonnent-elles le texte, nourrissent la pensée et tissent un lien entre passé et présent ?   Il serait réducteur d'affirmer que le sanscrit n'est qu'une langue érudite et sacrée ! Il y a 2000 ans d'histoire littéraire, scientifique. On y trouve des traités d'architecture, d'astronomie mais aussi des belles lettres, du théâtre, des romans ! Cette langue n'a jamais été une langue parlée en tant que telle. Cette langue s'est fait connaitre grâce au Mahabharata, le livre de Véda Vyasa, une grande épopée lyrique qui raconte la guerre des Bharata et qui a donné lieu à de grandes mises en scène de Jean-Claude Carrière ou Peter Brook. Ce texte ainsi que le Ramayana étaient destinés à distraire la cour royale. Ils vont connaître la postérité et avoir un impact majeur et vont influencer des auteurs tels que Salman Rushdie ou Thomas Mann.  Quant à la langue coréenne, son histoire est très intéressante : son alphabet a été créé au XVè siècle. Environ 2/3 de son lexique provient de la langue chinoise classique : le hanmun. Le chinois classique était aussi une grande langue de lettrés et de traduction. Les concours de fonctionnaires devaient réciter ou psalmodier des textes classiques ou canoniques en langue classiques.    Invités :   - Yannick Bruneton, professeur des Universités, Paris Cité, anciennement Paris 7. Spécialiste d’histoire médiévale de la Corée, rattaché à l’École pratique des Hautes études. Auteur chez Armand Colin d’un manuel de chinois classique, mais il vient aussi de publier, en novembre 2025, aux Belles Lettres, dans la collection « Bibliothèque chinoise », les Poèmes du Dhyana de Hyangjok Sunim. C’est une anthologie de poèmes zen bouddhiques coréens anciens, commentés par un moine coréen contemporain - Iris Farkondeh, chargée de cours à l’Université Sorbonne nouvelle et docteure en Études indiennes.  La huitième édition du Festival des langues classiques aura lieu à Versailles les 7 et 8 février 2026. Lucie Bouteloup ne nous fait jamais « faux bond » ! Comme chaque mercredi, elle décrypte une expression bien connue de la langue française dans sa chronique « La puce à l’oreille » avec la complicité de la lexicographe Géraldine Moisnard des éditions Le Robert.  Programmation musicale : L'artiste franco-brésilienne Gildaa avec le titre Utopiste.

    29 min
  6. 3 FEB

    Sam Sauvage : «J'aime me moquer de l'état du monde, mais pas des gens»

    Le chanteur Sam Sauvage s’est fait connaître pour son titre « Les gens qui dansent ». Auteur, compositeur, interprète, il vient de sortir son premier album.   L'artiste Sam Sauvage s'est fait connaître grâce à la vidéo du clip de la chanson très pop « Les gens qui dansent » postée sur les réseaux sociaux et devenu viral. Un morceau composé en 2020 et remis au goût du jour avec de nouveaux synthés.  Son premier album Mesdames, Messieurs est composé de douze titres. Un conteur social Le jeune dandy de 26 ans, sapé en costume cravate et à la voix grave aime se définir comme « un conteur social » qui essaye d'écrire sur ce qu'il observe, ce qui l'entoure. « J'aime me moquer des sujets, de l'état du monde mais pas des gens ».  Ses textes abordent les questions sociales : la guerre en Ukraine, le drame des morts en mer, les SDF du métro, les ruptures amoureuses, les langages de l'amour.    Invité : l’auteur, compositeur interprète Sam Sauvage.  Sam Sauvage, de son vrai nom Hugo Brébion est né en 2000 dans le Pas-de-Calais dans une famille passionnée de musique. Il compose ses premiers morceaux au lycée lorsqu'il rejoint le groupe « Photomaton ».  Il figure parmi les artistes en lice de la catégorie « révélation masculine » pour les Victoires de la Musique 2026 qui auront lieu le 13 février 2026. Programmation musicale : Avis de tempête  Les gens qui dansent  J'suis pas bô  Boulogne  Un cri dans le métro.

    29 min
  7. 2 FEB

    L’auteur Johary Ravaloson nous invite à découvrir 80 mots malagasy

    De Alefa ! (Allez !) à Zavatra (chose) l’auteur, traducteur et éditeur Johary Ravaloson nous immerge dans les mots de Madagascar en les illustrant de faits historiques et anecdotes personnelles. Avec ces 80 termes, Johary Ravaloson nous raconte ce qu'il a envie de dire sur Madagascar. Pour chaque mot, il en profite pour dérouler plusieurs définitions. À l'entrée malagasy, on apprend que la langue de Madagascar a incorporé des mots d'autres langues : de l'arabe, du bantou (akoho: la poule) ou de langues européennes (paradisa : paradis). L'auteur ajoute que le mot « malgache », imposé pendant la colonisation, heurte les oreilles de beaucoup de Malagasy. Dans les années 2010, un mouvement sur les réseaux sociaux a voulu rectifier ce nom au profit de « malagasy ».  Quand il a fallu chercher des mots, ce sont évidemment les mots de l'enfance qui sont venus en premier. Ce sont aussi les traditions qui sont décrites . Le « kabary », art oratoire malagasy, a été récemment inscrit par l'UNESCO sur la liste du patrimoine culturel immatériel de l'humanité.  Johary Ravaloson nous rappelle que le malagasy est une langue agglutinante, un type de langue qui forme principalement des mots en assemblant des morphèmes (parties de mots). Ainsi, les mots et les noms de familles sont parfois composés de plusieurs mots. Dans les noms de famille, les parents ajoutent des noms d'ancêtres, considérés comme des protecteurs ou des intermédiaires entre les morts et les vivants.  On découvre que le nom de la capitale Antananarivo signifie « la ville des mille », en référence aux mille guerriers chargés de protéger le domaine royal !  Invité : Johary Ravaloson, auteur, traducteur et éditeur. Il a notamment écrit le roman Amour, patrie et soupe de crabes, aux éditions Dodo Vole. Le recueil 80 mots de Madagascar est paru aux éditions l’Asiathèque. Il a vécu les vingt premières années de sa vie à Antananarive.  Vous pourrez retrouver Johary Ravaloson  Jeudi 5 février à 18h30 à la Librairie l’Asiathèque - 1 rue Deguerry - Paris 11ème.   Et la chronique ailleurs nous emmène à Bujumbura au Burundi pour parler de la sixième édition du festival Buja sans Tabou qui aura lieu du 2 au 8 février 2026. Le thème retenu cette année est « déconnexion ». Et c'est Claudia Munyengabe, auteure et membre de Buja Sans Tabou qui nous en parlera.  Programmation musicale :  Les artistes Caesar & Ngiah Tax Olo Fotsy avec le titre  « Mampanota ».

    29 min

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