Didier Mouturat, homme de théâtre, sculpteur de masques, écrivain, est engagé dans la pratique de l’enseignement de Georges Gurdjieff. Ce grand mystique né en Arménie et mort à Paris, philosophe, maître spirituel et compositeur, est une figure marquante de la première moitié du XXe siècle. Il a influencé de nombreux courants spirituels ou des artistes comme Katherine Mansfield, Peter Brook, Keith Jarrett ou René Daumal. « Le secret ne s’efface-t-il pas dès qu’on en parle, parce qu’il vient d’un autre monde ? » À l’école de Gurdjieff depuis près de cinquante ans, Didier Mouturat reconnaît la difficulté d’apporter avec des mots des réponses aux questions essentielles : Qui sommes-nous réellement ? Quel est le sens de la vie ? Ce qui élève l’homme, ce qui le réveille de l’engourdissement de sa conscience et de son rapport au monde et à lui-même, c’est le sentiment qu’une réalité infiniment plus grande que nous est à l’origine et à la fin de tout. Nous sommes nés de l’inconnu, notre intelligence n’aura jamais le pouvoir de l’appréhender. Et pourtant, nous pouvons chercher et rechercher les réponses, dans l’apprentissage de ce que Didier Mouturat appelle une sensibilité nouvelle. Nous sommes invités à l’attention, au silence, à la contemplation de la présence de ce qui est. L’école de Gurdjieff, qui s’est imprégné lui-même des grandes spiritualités et des traditions ancestrales oubliées, nous appelle au travail sur soi. C’est la Quatrième Voie, évoquée au cours de cet épisode : une quête humble, dépouillée des conditionnements et des exigences de notre mental. « Chercher, confie Didier Mouturat, c’est reconnaître que je suis cherché. » Ouvrons-nous à l'apprentissage, à l'école de la réalité première, jusqu'à effleurer peut-être Ce Qui Est. C'est une aventure à la source de l’inconnu, à la rencontre de la merveille du grand équilibre cosmique. Au cœur de notre création divine, l’homme, qui a reçu le pouvoir de conscience, dispose d'innombrables ressources pour l'éveiller. Et, ainsi, prendre sa juste place. Pour lire Apprendre à vivre, à l'école de G.I.Gurdjieff, le livre de Didier Mouturat, cliquer ici. Pour découvrir l'Institut Gurdjieff, cliquer ici. -------------- MOTS ET BALBUTIEMENTSAu moment où je « boucle » cet épisode, à la veille de sa diffusion, je reçois un doux clin d’œil entre celui-ci et le message qu’Anne-Marie vient de m’envoyer. Dont cette phrase : « Merci pour votre texte (nb : celui de la semaine dernière La porte est en-dedans) ... Encore des résonances en moi quand vous faites référence à l'espoir d'entendre, miraculeusement, une réponse, un signe à notre "quête" dans les paroles, les partages, les expériences du peuple internet ! » Cet espoir, je l’avais lors de l’enregistrement, ce jeudi à Paris, avec Didier Mouturat. Et pourtant, je savais qu’il allait me dire à quel point il est difficile de mettre des mots sur les réponses ou même les signes que nous recevons. Ce qui m’a étonné le plus, avec lui, c’est ce mariage subtil entre l’humilité et la sérénité. Quand Didier Mouturat parlait, j’avais l’impression d’entrevoir et de sentir ce monde plus grand qu’il évoquait, à travers le silence qui, malgré ses mots ou grâce à leurs balbutiements, se posait entre nous. C’était comme si les mots de mon invité, jusque dans leur dénuement, avaient planté la tente d’un grand silence. Là où je ressentais de plus en plus une présence. J’aime ce moment de l’épisode où l'invité nous parle du rayonnement du Maître spirituel par sa seule présence. Point alors n’est besoin de paroles et de mots. Je me suis mis à rêver la diffusion, un jour, d’un épisode silencieux, habité par la présence d’un grand guide… En attendant, les mots qui ont leurs limites, ils restent assez bien ajustés à nos quêtes imparfaites. Il n’y aura probablement jamais d’épisode silencieux. À défaut de silence, il y aura encore beaucoup de mots, je l’espère, pour toucher les cœurs. Ce sont ces mots, et les silences qui les creusent et qui les relient en même temps, qui nous rassemblent chaque semaine. Je finis ces lignes par un message inhabituel. Dans ma mission quotidienne pour Zeteo, dans d’autres missions tout aussi quotidiennes et plus personnelles, je ressens aujourd’hui le besoin de trouver une personne qui pourra m’accompagner dans mon travail d’écriture. J’en dis un peu plus dans l’annonce publiée sur le post de cet épisode sur le site de Zeteo. Dans mon cas, les limites des mots sont surtout les miennes, et je serai très heureux de trouver la perle rare… Je souhaite à tous une belle semaine, et de belles écoutes : celle de cet épisode, celle de vos proches, celle de ce qui vient à vous, et surtout, de plus en plus, celle du grand silence qui, vous le savez déjà, est déjà en vous. -------------- Pour soutenir l'effort de Zeteo, podcast sans publicité et d'accès entièrement gratuit, vous pouvez faire un don. Il suffit pour cela de cliquer sur l'un des deux boutons ci-dessous, pour le paiement de dons en ligne au profit de l'association Telio qui gère Zeteo. Cliquer ici pour aller sur notre compte de paiement de dons en ligne sécurisé par HelloAsso. Ou cliquer ici pour aller sur notre compte Paypal. Vos dons sont défiscalisables à hauteur de 66% : par exemple, un don de 50€ ne coûte en réalité que 17€. 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