Choses à Savoir PLANETE

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  1. 17H AGO

    Comment fabrique-t-on de la neige artificielle ?

    Quand la neige naturelle se fait rare, les stations de ski ont recours à la neige artificielle, aussi appelée neige de culture. Contrairement à une idée répandue, il ne s’agit pas de glace broyée ou de neige « chimique », mais simplement… d’eau et d’air, transformés selon des lois physiques très précises. Tout commence par un élément clé : la température. Pour produire de la neige artificielle, il faut une température humide — c’est-à-dire tenant compte de l’humidité de l’air — inférieure à environ –2 °C. Plus l’air est sec, plus la fabrication est possible à des températures proches de zéro. En dessous de –5 °C, le rendement devient optimal. L’eau utilisée est généralement pompée dans des retenues collinaires, des lacs ou des rivières, puis filtrée pour éliminer les impuretés. Elle est ensuite envoyée sous pression vers des canons à neige. Ces canons existent sous deux formes principales : les modèles à ventilateur et les modèles à perche. Le principe est toujours le même. L’eau est pulvérisée en microgouttelettes extrêmement fines, projetées dans l’air froid. Plus les gouttes sont petites, plus elles gèlent rapidement avant de toucher le sol. Pour y parvenir, on mélange l’eau avec de l’air comprimé à haute pression. Mais il y a une étape cruciale : l’ensemencement. Au cœur du canon, une petite partie de l’eau est transformée en noyaux de glace, parfois appelés germes de cristallisation. Ces minuscules particules servent de point de départ à la formation des flocons. Sans ces noyaux, l’eau pourrait retomber sous forme liquide. Une fois éjectées, les gouttelettes s’agglomèrent autour de ces noyaux et cristallisent en plein vol. En quelques secondes, elles se solidifient et tombent au sol sous forme de grains de neige, plus denses et plus ronds que les flocons naturels. Cette neige artificielle contient en moyenne 20 à 30 % d’eau, contre environ 10 % pour la neige naturelle. Résultat : elle est plus lourde, plus compacte et plus résistante au redoux, ce qui en fait un support idéal pour les pistes de ski. La production est cependant énergivore. Fabriquer un mètre cube de neige artificielle nécessite environ 400 litres d’eau et une quantité importante d’électricité pour la compression de l’air et le pompage. C’est pourquoi les stations produisent la neige principalement la nuit, lorsque les conditions sont plus froides et la demande énergétique plus faible. En résumé, la neige artificielle n’est pas une imitation grossière de la nature, mais une application rigoureuse de la physique, exploitant le froid, la pression et la cristallisation. Une prouesse technique… qui pose aussi des questions environnementales majeures sur l’eau, l’énergie et l’avenir des stations face au changement climatique. Hébergé par Acast. Visitez acast.com/privacy pour plus d'informations.

    2 min
  2. 1D AGO

    Qu'est-ce que le rift du Midcontinent ?

    Il y a environ 1,1 milliard d’années, la Terre ne ressemblait en rien à la planète que nous connaissons aujourd’hui. Les continents étaient en mouvement permanent, s’assemblant et se disloquant lentement sous l’effet de la tectonique des plaques. C’est dans ce contexte qu’est né le rift du Mid-Continent, l’un des épisodes géologiques les plus spectaculaires – et les plus mystérieux – de l’histoire de l’Amérique du Nord. Un rift est une zone où la croûte terrestre s’étire, s’amincit et se fracture sous l’effet de forces internes. Lorsque ce processus va jusqu’au bout, il peut conduire à la séparation d’un continent et à la naissance d’un nouvel océan, comme ce fut le cas pour l’Atlantique. Le rift du Mid-Continent, lui, a suivi ce chemin… sans jamais l’achever. À l’époque, une immense fissure s’ouvre au cœur du continent nord-américain, décrivant un arc de plusieurs milliers de kilomètres, depuis l’actuel Kansas jusqu’à la région des Grands Lacs, en passant sous le lac Supérieur. D’énormes volumes de magma remontent depuis le manteau terrestre, donnant lieu à des épanchements de lave parmi les plus importants jamais observés sur Terre. En quelques millions d’années, des couches de roches volcaniques épaisses de plusieurs kilomètres se mettent en place. Tout indique alors qu’un continent est en train de se déchirer. Mais contre toute attente, le processus s’arrête. La croûte cesse de s’amincir, les fractures se figent, et l’activité volcanique s’éteint progressivement. Le rift devient ce que les géologues appellent un « rift avorté » ou « rift manqué » : une tentative de séparation continentale qui n’a jamais abouti. Pourquoi cet échec ? Les recherches récentes suggèrent que les forces tectoniques globales ont changé. À mesure que d’autres masses continentales entraient en collision ailleurs sur la planète, les contraintes se sont redistribuées. La croûte nord-américaine, au lieu de continuer à s’ouvrir, a été compressée et stabilisée, scellant définitivement la fracture naissante. Les traces de cet événement sont pourtant toujours bien visibles. Le lac Supérieur occupe aujourd’hui une partie de cette ancienne cicatrice, creusée dans des roches volcaniques particulièrement denses. Les anomalies magnétiques et gravitationnelles liées au rift sont encore détectables, témoignant de l’ampleur colossale de ce phénomène ancien. Le rift du Mid-Continent nous rappelle une chose essentielle : la surface de la Terre est le résultat de tentatives, d’échecs et de bifurcations géologiques. Même lorsqu’un continent ne se brise pas, les forces à l’œuvre laissent des marques durables, capables d’influencer paysages, ressources naturelles et écosystèmes… pendant plus d’un milliard d’années. Hébergé par Acast. Visitez acast.com/privacy pour plus d'informations.

    3 min
  3. FEB 9

    Pourquoi la monoculture menace-t-elle l'environnement ?

    La monoculture désigne le fait de cultiver une seule espèce végétale sur une même parcelle, souvent sur de grandes surfaces, et fréquemment année après année, au lieu d’alterner les cultures (rotation) ou de les associer.  Sur le papier, c’est simple : mécanisation plus facile, rendements plus prévisibles, coûts unitaires plus bas. Mais écologiquement, c’est une stratégie risquée. 1) Elle appauvrit la biodiversité. Quand un territoire devient un “océan” de maïs, de soja ou de palmiers, on remplace une mosaïque d’habitats par un milieu uniforme. Résultat : moins de plantes sauvages, moins d’insectes, moins d’oiseaux, et un écosystème plus fragile. À l’échelle mondiale, l’érosion de la biodiversité est déjà massive : l’évaluation de l’IPBES estime qu’environ 1 million d’espèces sont menacées d’extinction, et que 75 % des surfaces terrestres ont été significativement altérées par les activités humaines, notamment l’usage des terres.  2) Elle favorise les ravageurs… donc les pesticides. Une monoculture offre aux parasites une ressource continue et homogène. Quand un champ entier est la “même cantine”, une maladie ou un insecte peut se propager beaucoup plus vite. La réponse habituelle est l’augmentation des intrants : herbicides, fongicides, insecticides. Cela peut contaminer sols et cours d’eau, et accentuer la pression sur les pollinisateurs et la faune aquatique. 3) Elle dégrade les sols. La répétition d’une même culture extrait souvent les mêmes nutriments, ce qui accentue l’usage d’engrais. Surtout, l’uniformité réduit la diversité des racines et de la microfaune du sol : moins de vers, moins de champignons utiles, moins de matière organique. À l’échelle globale, la FAO estime qu’environ 1,66 milliard d’hectares de terres sont dégradées par les activités humaines, et que plus de 60 % de cette dégradation touche des terres agricoles (cultures et pâturages).  4) Elle pèse sur l’eau et le climat. L’agriculture occupe environ 44 % des terres habitables de la planète. Et elle représente, globalement, autour de 70 % des prélèvements d’eau douce. Des systèmes de monoculture intensifs peuvent accentuer l’irrigation, le ruissellement d’azote et de phosphore (eutrophisation), et la dépendance aux engrais azotés, dont la fabrication et l’usage émettent des gaz à effet de serre. En bref : la monoculture est efficace à court terme, mais elle réduit la résilience des écosystèmes, abîme sols et eau, et fragilise la biodiversité—ce qui finit par menacer… l’agriculture elle-même. Hébergé par Acast. Visitez acast.com/privacy pour plus d'informations.

    3 min
  4. FEB 6

    Pourquoi la foudre est-elle attirée par le métal ?

    La foudre n’est pas réellement « attirée » par le métal au sens où un aimant attire le fer. Ce qui attire la foudre, ce n’est pas la matière elle-même, mais surtout la capacité d’un objet à conduire l’électricité et à offrir un chemin facile vers le sol. D’abord, rappelons ce qu’est la foudre. Dans un nuage d’orage, des charges électriques positives et négatives se séparent. Lorsque la différence de charge devient trop grande, l’électricité cherche brusquement à s’équilibrer : un éclair se forme entre le nuage et le sol, ou entre deux nuages. L’électricité va toujours emprunter le chemin qui oppose le moins de résistance. Le métal est un excellent conducteur. Ses électrons se déplacent facilement, ce qui permet au courant électrique de circuler rapidement. Ainsi, lorsqu’un objet métallique est présent, il peut offrir un chemin privilégié pour que la décharge atteigne le sol. Mais ce n’est pas la seule raison. La forme et la position de l’objet comptent beaucoup. Les objets hauts, pointus ou isolés, comme une antenne, un mât, un paratonnerre ou un arbre, favorisent l’intensification du champ électrique autour d’eux. Cette concentration du champ facilite le déclenchement de l’éclair. Si cet objet est en plus métallique, il devient un conducteur idéal une fois que la foudre frappe. Autrement dit, un poteau en bois très haut peut aussi être frappé par la foudre, même s’il n’est pas métallique. Mais s’il contient des éléments conducteurs (humidité, sève, clous, câbles), le courant y circulera tout de même. Le métal joue donc surtout un rôle après le déclenchement de l’éclair : il canalise l’électricité. C’est précisément ce principe qui est utilisé dans les paratonnerres. Un paratonnerre ne « capte » pas la foudre pour l’attirer volontairement, mais il fournit un chemin sûr pour guider le courant vers la terre, évitant ainsi que l’électricité ne traverse des matériaux inflammables ou des structures fragiles. Un point important à retenir : de petits objets métalliques, comme des bijoux, des clés ou une montre, n’augmentent pas significativement le risque d’être frappé par la foudre. Ce qui augmente le danger, c’est d’être la structure la plus haute ou la plus exposée dans un environnement donné. En résumé, la foudre ne cherche pas le métal. Elle cherche un chemin facile vers le sol. Le métal, parce qu’il conduit très bien l’électricité, devient simplement un excellent “tunnel” pour cette énergie gigantesque. Hébergé par Acast. Visitez acast.com/privacy pour plus d'informations.

    2 min
  5. FEB 5

    Est-il dangereux de recevoir la foudre en pleine mer ?

    Quand la foudre frappe un bateau en pleine mer, il s’agit d’un phénomène extrêmement bref mais d’une puissance colossale. Un éclair transporte un courant électrique qui peut atteindre plusieurs dizaines de milliers d’ampères et cherche toujours le chemin le plus facile pour rejoindre la surface de l’océan. Le bateau devient alors un point de passage entre le nuage et l’eau. Dans la plupart des cas, l’impact se produit sur un élément en hauteur ou métallique : mât de voilier, antenne, arceau, radar ou équipement de communication. À partir de ce point, le courant se propage à travers la structure du bateau. L’objectif physique de l’électricité est simple : trouver un chemin conducteur vers la mer. Si ce chemin est direct et bien réparti, les dégâts peuvent rester limités. S’il est chaotique, les conséquences sont plus graves. L’un des principaux dangers est la formation d’arcs électriques secondaires. Lorsque le courant rencontre un obstacle ou un matériau peu conducteur, il peut “sauter” d’une pièce métallique à une autre, voire à travers l’air. Ces arcs peuvent traverser la cabine, longer les parois ou jaillir près des occupants. Une personne qui touche un élément métallique peut alors être électrocutée, brûlée ou projetée. Même sans blessure humaine, les dommages matériels sont fréquents. Les systèmes électroniques sont particulièrement vulnérables. GPS, radio, pilote automatique, sondeur, ordinateurs de bord et batteries peuvent être détruits instantanément par la surtension générée par l’éclair. Il n’est pas rare qu’un bateau frappé par la foudre perde la quasi-totalité de ses équipements électriques. La structure du bateau peut également souffrir. La chaleur intense produite par le passage du courant peut faire éclater des matériaux, fissurer le stratifié, brûler le bois ou percer un point de sortie vers l’eau, par exemple au niveau de la quille ou d’un passe-coque. Dans certains cas, un début d’incendie peut se déclencher. Tous les bateaux ne réagissent pas de la même manière. Les coques métalliques ou les structures bien reliées électriquement offrent parfois une sorte d’effet “cage”, où le courant circule surtout à l’extérieur avant de rejoindre l’eau. Cela réduit le risque pour les personnes à bord, à condition d’éviter tout contact avec des surfaces métalliques pendant l’orage. Est-ce dangereux ? Oui. Mais statistiquement, la foudre frappe rarement les bateaux, et la majorité des impacts ne provoquent pas de naufrage. Le plus grand risque reste la blessure humaine et la perte de systèmes essentiels de navigation. En résumé, lorsqu’un bateau est frappé par la foudre, l’électricité traverse la structure pour atteindre la mer. Si le trajet est maîtrisé, les dégâts sont limités. S’il ne l’est pas, les conséquences peuvent être graves. C’est un rappel spectaculaire de la puissance de la nature et de la vulnérabilité des équipements face aux phénomènes électriques extrêmes. Hébergé par Acast. Visitez acast.com/privacy pour plus d'informations.

    2 min

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