Une bonne partie de la presse sénégalaise reprend ce jeudi les grandes lignes de l’interview que Bassirou Diomaye Faye a accordée à RFI et France 24, et que vous pouvez écouter sur notre antenne ou notre site internet. Sénéplus retient ainsi que « sur l’ONU, le chef de l’État estime que l’organisation reste indispensable malgré ses limites actuelles » et « qu’il défend également la candidature de l’ancien président sénégalais Macky Sall au secrétariat général de l’ONU, estimant que ses chances restent ouvertes et que son expérience peut servir la défense des intérêts africains et la réforme de l’architecture financière internationale ». Sénéplus a également retenu que « face aux interrogations sur les éventuelles mesures d’austérité, son gouvernement entend protéger les ménages vulnérables ». Walfnet, de son côté, revient sur le discours du président sénégalais à la tribune de l’Assemblée générale de l’ONU, et titre : « Diomaye Faye appelle à une mobilisation face à la multiplication des conflits ». « Le Sahel ne doit pas être abandonné à son triste sort », a notamment lancé le président sénégalais. À lire aussiBassirou Diomaye Faye sur RFI et France 24: «Qui de mieux que Macky Sall pour défendre la place de l'Afrique à l’ONU?» Le Maroc dans l'attente d'un gouvernement Le résultat des élections législatives au Maroc fait l'objet de plusieurs commentaires. Le journal Le Matin se penche aujourd’hui sur « les scénarios d’alliance les plus probables », après ces élections. Arrivé en tête avec 97 sièges, « le PAM (le Parti Authenticité et Modernité) doit réunir une coalition d’au moins 198 députés, pour obtenir l’investiture de la Chambre des représentants », explique le quotidien marocain. « El Mansouri dessine les contours du prochain gouvernement dirigé par le PAM » titre, de son côté, Hespress qui précise : « Fatima-Zahra El Mansouri, coordinatrice nationale de la direction collégiale du parti, refuse de préjuger des choix à venir (…) tout en affichant une ligne politique : aucune porte n’est fermée et les priorités devront désormais être le pouvoir d’achat, la jeunesse et le rétablissement du dialogue avec les citoyens ». « Après les urnes, quelle majorité pour quelles priorités ? » C’est la question posée par Jeune Afrique. Le site panafricain estime « que l’élection pose plusieurs questions, du fait du fort taux d’abstention et de la remontée du PJD (le parti islamiste) ». « L’élection est terminée », conclut Jeune Afrique. « La négociation politique commence. Il faudra un chef du gouvernement, une coalition, un programme et une majorité pour le porter. Mais derrière cette mécanique institutionnelle demeure une question plus profonde : comment reconnecter la politique à ceux qui ont choisi de ne pas voter ? » À lire aussiLégislatives au Maroc: le parti islamiste du PJD «a construit sa remontée autour d'un vote sanction» Mécontentement dans les mines Au Mali, le secteur minier se prépare à faire grève. C’est à la Une d’Afric Telegraph qui annonce : « Au Mali, le secteur minier est menacé de paralysie par un préavis syndical ». Le site d’information panafricain précise que « le secteur minier malien, pilier budgétaire de la transition militaire, fait face à un risque de blocage. Plusieurs comités syndicaux, représentant à la fois des salariés d’exploitations privées et des agents de la Direction nationale de la géologie et des mines, agitent la menace d’un arrêt coordonné de l’activité », principalement dans les mines d’or. Les revendications portent notamment sur les salaires et les primes. « Pour Bamako », poursuit Afric Telegraph, « la perspective d’une paralysie même partielle du secteur constitue un scénario redouté. Les régies financières s’appuient (en effet) sur les versements réguliers des sociétés minières pour couvrir une part significative des dépenses courantes ». « Le Mali, rappelle également Afric Telegraph, figure parmi les principaux producteurs d'or du continent, aux côtés du Ghana, du Burkina Faso et de l'Afrique du Sud ».