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Tous les jours de la semaine je vous raconte avec gourmandise les faits divers les plus fous !

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Tous les jours de la semaine je vous raconte avec gourmandise les faits divers les plus fous !

    Saviez-vous que ces erreurs ont changé le monde ? #1

    Saviez-vous que ces erreurs ont changé le monde ? #1

    Il faut parfois très peu de chose pour qu'une catastrophe ne se produise. Ceci dit, ce raisonnement peut également s'appliquer aux découvertes scientifiques. Aujourd'hui, je vous propose de découvrir comment un laboratoire mal rangé fut à l’origine d’un remède miracle, et comment un scientifique a découvert le principe du micro-ondes.
    Pour la première histoire, tout commence à l’été 1928 quand le médecin écossais Alexander Fleming, pressé de partir en vacances, laisse par inadvertance un tas de boîtes de Petri sales dans l’évier de son laboratoire. Les boites de Pétri, ce sont ces petits boîtiers cylindriques utilisés pour la culture de micro-organismes ou de bactéries. Et comme si cela ne suffisait pas, les fonds sont remplis de staphylocoques, des bactéries responsables de furoncles, de maux de gorge ou encore d’empoisonnements intestinaux. À son retour quelques semaines plus tard, le Dr Fleming découvre que l'une des boîtes de Petri est parsemée de bactéries, sauf à un endroit où s’est formée de la moisissure. C'est comme si la zone moisie était protégée par une barrière invisible. En l'examinant de plus près, Fleming constate que la moisissure a sécrété un liquide qui a tué plusieurs chaînes de bactéries mortelles. C'est la découverte de la pénicilline. Si ses recherches sont rapidement publiées, elles passent pratiquement inaperçues.
    Ce n'est que des années plus tard, qu'Howard Walter Florey, un pathologiste australien, prend par hasard connaissance de l’article de Fleming en feuilletant de vieilles revues médicales. Accompagné du biochimiste Ernst Boris Chain, le duo explore les effets thérapeutiques du liquide sécrété par la moisissure. En 1941, soit treize ans après la découverte de Fleming, le premier test humain peut avoir lieu. Il s'agit d'un agent de police de 43 ans ayant contracté une infection mortelle après avoir été égratigné par des épines de rosiers dans son jardin. Les résultats sont spectaculaires: la fièvre du patient chute et l'homme retrouve l'appétit. Malheureusement, faute de réserves de pénicilline, l’infection de l’agent repart de plus belle, jusqu'à provoquer son décès. Au final, le Dr Fleming partagera son prix Nobel avec les professeurs Florey et Chain Je le cite, « je ne m’attendais pas à révolutionner la médecine en découvrant le premier antibiotique » fin de citation.
    Autre découverte reposant sur une erreur, celle de Percy Spencer, scientifique spécialisé dans la radiotélégraphie pour la marine américaine. Au début des années 1940, Spencer travaille chez Raytheon, une entreprise de défense. Un jour, ce dernier passe près d’un équipement de radar et constate que la confiserie qu'il avait dans sa poche est devenue gluante. Rapidement, le scientifique soupçonne les ondes du magnétron d’avoir fait fondre son bonbon. Bien décidé à en avoir le cœur net, ce dernier pose alors un sac de grains de maïs devant la machine, lesquels éclatent aussitôt en pop-corn. Rebelote avec un œuf cru qui, cette fois, explose au visage d’un collègue. En affinant ses recherches, Spencer finit par commercialiser sa trouvaille auprès de compagnies aériennes, de sociétés ferroviaires, de restaurants et de paquebots de croisière sous le nom de «Radarange» – l’ancêtre de nos micro-ondes. En 1947, la machine mesurait 1,80 m et pesait près de 350 kilos pour un coût de 4000$, soit environ 46000$ aujourd'hui.
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    • 3 min
    Connaissez-vous ces canulars qui ont trompé le monde entier ? #5

    Connaissez-vous ces canulars qui ont trompé le monde entier ? #5

    La suite de notre série consacrée aux plus gros canulars qui ont trompé le monde entier, ou à minima toute une communauté, avec aujourd'hui celui du géant de Cardiff. Croyez-le ou non, mais il s'agit de l'une des tromperies les plus folles de l’Amérique du XIXe siècle. En-tout-cas, c'est comme cela que les personnes ayant vécu cet épisode l'on ressenti d'après des témoignages de l'époque.
    Tout commence le 16 octobre 1869. Ce jour-là, Gideon Emmons et Henry Nichols creusent un puits dans une ferme new-yorkaise appartenant à un certain William Newell. Quelle ne fut pas la surprise du duo en découvrant sous terre un homme de trois mètres de haut momifié. La nouvelle se répand rapidement et Newell décide de monter une tente près du lieu de la découverte, où les visiteurs doivent payer 25 cents pour jeter un coup d’œil au géant, puis 50 cents tant l'engouement est de mise. Des centaines de curieux et d’archéologues amateurs se pressent pour voir le mystérieux géant. Certains pensent qu’il s’agit d’un ancêtre d'un peuple disparu, d’autres y voient la preuve des géants mentionnés dans La Bible, et cela, même après que la plupart des experts comme le paléontologue Othniel C. Marsh, de l'Université de Yale, aient déclaré qu’il s’agissait d’un faux géant.
    La « momie » est finalement vendue à un groupe d’hommes d’affaires qui l'envoient en tournée. Mais en décembre 1869, un vendeur de cigares de Binghamton nommé George Hull révèle qu'il s'agit d'une vaste escroquerie. Ce dernier explique avoir demandé à un tailleur de pierre de Chicago de lui sculpter un bloc de gypse qu’il avait acheté dans l’Iowa. Une fois la statue réceptionnée, lui et son cousin William Newell, le propriétaire de la ferme, ont enterré l’œuvre de 1300 kilos. Dans le détail, Hull explique avoir monté cette ruse pour s’enrichir rapidement. Hull étant athée, sa supercherie avait également pour objectif de démontrer la stupidité des mythes de la religion et la capacité de la science à réfuter la plupart d’entre eux. Ceci dit, même après la révélation du canular, le géant de Cardiff a continué de faire des apparitions et de rapporter de l’argent. La statue a même été présentée à l’Exposition panaméricaine de Buffalo en 1901, puis a été vendue en 1947 au Farmer’s Museum de Cooperstown dans l'état de New Yrok, où il est encore exposé aujourd’hui.
    Cette arnaque colossale aurait inspiré au moins une dizaine de canulars similaires comme The Solid Muldoon, « trouvé » à Beulah, Colorado en 1876, et qui a probablement été fabriqué encore une fois par George Hull et William Conant, un ancien employé de Barnum. Toujours au Colorado, l’escroc Jefferson Randolph Smith a acheté un homme pétrifié surnommé McGinty, puis a ensuite demandé 1 $ aux gens qui voulait le voir dans son bar, le Orleans Club, dans la ville de Creede. Mais le jour où un scientifique est venu pour authentifier le géant, il avait comme par hasard disparu.
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    • 3 min
    Une intelligence artificielle PDG d'une grande entreprise ?

    Une intelligence artificielle PDG d'une grande entreprise ?

    Ça y est, l'âge des machines a commencé. Je vous l'accorde, j'en fais un peu trop. Mais vous allez voir que l'histoire du jour a quand même de quoi nous questionner. L'un des studios de jeux vidéos les plus importants de Chine, Net Dragon Websoft, a récemment désigné une certaine Madame Tang Yu comme PDG. Petite particularité, il ne s'agit pas d'une femme, mais bel et bien d'une intelligence artificielle.
    Si vous n'êtes pas des habitués de Chose à Savoir Tech, mon autre podcast dans lequel je traite habituellement de ces questions, alors il est nécessaire de faire une petite mise au point. Aujourd'hui, les intelligences artificielles sont partout, dans les smartphones, les ordinateurs, les télévisions, et même les appareils électroménagers. Vous savez, ce sont ces programmes qui vous recommandent des choses susceptibles de vous intéresser, mais aussi vos assistants vocaux Siri, Alexa ou Google. Dans certains cas, les IA décident même à la place des humains, comme ce fut le cas récemment chez Facebook. Le réseau social a en effet eu recours à une IA pour virer 60 personnes… Car si vous ne le saviez pas, le plan de restructuration du réseau social a été façonné par cette IA , qui avait pour mission de sélectionner les employés à licencier selon des critères précis. Si jusqu'à présent, les IA étaient censé aider les humains, une nouvelle frontière a été franchie quand une entreprise chinoise a carrément été mise entre les mains, ou plutôt entre les lignes de codes d'un de ces programmes intelligents. Les employés du studio de jeu vidéo chinois Net Dragon Websoft, entreprise qui pèse quand même plusieurs milliards de dollars, doivent désormais rendre des comptes à une intelligence artificielle baptisée Madame Tang Yu.
    Concrètement, c'est une première mondiale. D'après les déclarations de Net Dragon Websoft, cette IA devra optimiser les performances de l'entreprise, en prenant notamment des décisions rationnelles, sans sentiment donc, et totalement transparentes. Je cite Simone Lung, vice-président de l'entreprise, « Tang Yu va nous aider dans le domaine de la gestion et de l'administration ainsi que sur les questions opérationnelles, parce que nous utilisons déjà l'intelligence artificielle lors de nombreux stages afin de développer nos activités » fin de citation. Vous l'avez également deviné, l'autre avantage est que ce PDG virtuel pourra travailler en continu, 24h/24, sans interruption et surtout sans salaire ! L'entreprise précise que les qualités de management et les prises de décisions de l'IA seront améliorées grâce au machine learning, autrement dit l'apprentissage automatique. Plus une IA répète la même tâche encore et encore, plus elle s'améliore et devient précise. Cette nomination rappelle à quel point le numérique prend de plus en plus de place dans le monde professionnel réel. Si cela a été possible en Chine, pas sûr que ce le soit dans le reste du monde, notamment aux Etats-Unis et en Europe puisque la loi n'est clairement pas adaptée pour cela, tout du moins pour l'instant. 
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    • 2 min
    Qui est « Teddy », le boxeur « champion d'Auschwitz » ?

    Qui est « Teddy », le boxeur « champion d'Auschwitz » ?

    C'est l'histoire d'un jeune homme polonais, virtuose du combat, au point de devenir un boxeur légitime des années 40, virtuose de l'esquive, mais à qui la vie a réservé une épreuve hors du commun. Voici l'histoire de Tadeusz Pietrzykowski, le champion des camps de la mort.
    Tadeusz Pietrzykowski, catholique, arrive à Auschwitz en juin 1940 en tant que prisonnier politique arrêté après avoir tenté de rejoindre l'armée polonaise qui se formait en France. Le jeune homme de 23 ans fait alors partie du premier transport de masse vers le camp d'Auschwitz-Birkenau. Après une longue année de détention et de mauvais traitement, le numéro 77 se voit offrir la possibilité d'affronter un soldat Allemand, un certain Düning, avec en guise de récompense : du pain. Pourquoi organiser des combats entre soldats et détenus, et bien tout simplement parce que les Allemands en avaient marre de s'affronter uniquement entre eux. Gravement amaigri, celui que l'on surnomme Teddy en hommage à son titre de champion de Varsovie d'avant-guerre, est mis en garde par les autres détenus. « Tu es fou, il est beaucoup plus lourd que toi, il va te tuer, te bouffer... » Qu'à cela ne tienne, lui et ses amis ont faim.
    Malgré la différence de gabarit et d'énergie, son courage finit par payer. D'un crochet du gauche, « Teddy » fait couler le sang sur le visage de Walter Düning. Beau joueur, le perdant choisi de ne pas se venger et récompense le boxeur avec du pain et de la viande. Rapidement, « Teddy » est appelé pour des dizaines de combats à Auschwitz. En les remportant presque tous, ce dernier se voit octroyer des privilèges, lui permettant d'assurer sa propre survie, mais aussi celle d'autres détenus... Un travail plus léger, davantage de nourriture... la marge de manœuvre dont il jouissait en tant que boxeur vedette du camp lui permet même de se procurer des médicaments pour d'autres prisonniers, de transmettre diverses informations et de remplir des missions pour le mouvement de résistance. Malheureusement, « Teddy » attrape le typhus. Sur son lit d'hôpital, il entend une rumeur se répandre, comme quoi les SS comptaient envoyer des malades dans les chambres à gaz. Pour sauver la vie du boxeur, ses amis entreprennent de le faire sortir clandestinement de l'hôpital et le cachent pendant un moment.
    Finalement, Tadeusz Pietrzykowski parvient à survivre au camp de la mort, depuis le tout premier transport de masse, jusqu'à la libération. Après la guerre, Teddy tente coûte que coûte de retrouver le ring, mais en est empêché par la maladie. Il troque donc les gants pour le sifflet de professeur d'éducation physique, poursuivant une autre de ses passions, la peinture. « Teddy » décède finalement le 17 avril 1991 à l'âge de 71 ans. Peu connue même en Pologne, son histoire a inspiré le film « Le champion d'Auschwitz », sortir en salle l'an dernier. Je cite, Piotr Witkowski, interprète de Walter Düning dans cette fiction, « c'est une histoire incroyable. Très peu de gens savent qu'il y a eu de la boxe à Auschwitz, qu'il y a eu des événements sportifs ». En effet, même trente et un an après sa disparition, il n'est pas trop tard pour lui rendre un dernier hommage avec cet épisode.
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    • 3 min
    Connaissez-vous ces canulars qui ont trompé le monde entier ? #4

    Connaissez-vous ces canulars qui ont trompé le monde entier ? #4

    La suite de notre série consacrée aux plus gros canulars qui ont trompé le monde entier, ou à minima toute une communauté, avec aujourd'hui celui de la princesse russe, ou de l'ouvrière polonaise devenue folle. Non, ce n'est pas un choix que je vous demande faire, mais bien le doute que de nombreuses personnes ont eu lorsque l'héritière d'un Tsar de Russie s'est manifesté des années après que sa famille ait été massacrée.
    Retour en 1918. Il fait nuit noire lorsque la famille du Tsar Nicolas II est assassinée. En plus de lui, des révolutionnaires bolcheviques exécutent sa femme, la tsarine Alexandra, et leurs cinq enfants âgés de 13 à 22 ans, à coup de fusil, de crosse et de baïonnettes. Un crime d'une rare violence auquel de nombreuses personnes ne veulent pas croire. Très vite, une rumeur enfle, comme quoi la plus jeune fille de la famille, Anastasia Romanov, est parvenue à s'échapper. Le mystère et l’espoir sont entiers, étant donné que son corps n'a pas été retrouvé.
    Sans attendre, partout dans le monde, des femmes surgissent en prétendant être la fille du Tsar. La plus crédible n'est autre qu'une certaine Anna Anderson. Des parents, mais également d’anciens amis et des serviteurs des Romanov confirment son identité tandis que d’autres dénoncent une supercherie. Et en effet, ses antécédents ne plaident pas en sa faveur. Anna Anderson aurait été internée deux ans dans un asile après avoir tenté de se suicider en sautant d’un pont de Berlin, et cela, deux ans après le massacre. Mais pour aller dans le sens de ses proches, la jeune femme avait aussi le bon âge, des cicatrices sur le corps et un accent russe.
    Dans les années 20, le meurtre des Romanov est connu de tous, le contre-espionnage soviétique n'ayant rien fait pour étouffer les rumeurs de survie. À sa sortie de l’hôpital, Anna Anderson se promène dans toute l’Europe, trouvant refuge auprès de parents éloignés et de riches mécènes, mais elle ne se montre pas très coopérative, ayant un comportement parfois même hostile lorsque des gens essayent de prouver ou de réfuter son identité. Pour alimenter la thèse comme quoi elle serait vraiment la fille du Tsar, Anna Anderson révèle des choses que seul son défunt père aurait pu savoir. C'est ainsi qu'un fils de médecin également assassiné en même temps que la famille Romanov devient son plus ardent défenseur. Le duo engage ainsi un avocat pour tenter d’obtenir la reconnaissance légale de son titre et l’accès à la succession du Tsar.
    Le procès dure 32 ans, soit le plus long de l’histoire allemande à ce jour, et se termine sans trancher en faveur de qui que ce soit. Au cours de l’enquête, les détracteurs d'Anna Anderson affirment qu’elle s’appelait en fait Franziska Schanzkowska, qu'elle était polonaise, et qu'après avoir été blessée dans une explosion d’usine, elle aurait été déclarée folle et aurait disparu peu avant l’incident du pont. Anna Anderson meurt en 1984 de vieillesse. Sept ans plus tard, cinq squelettes sont été trouvés dans une forêt près de la ville où les Romanov avaient été exécutés et des tests ADN confirment bel et bien leur identité. Problème, deux corps ne sont pas retrouvés, alimentant encore un peu plus la thèse comme quoi Anna était bel et bien Anastasia. Finalement, des tests ADN comparatifs entre les Romanov et Anna Anderson ont prouvé que cette dernière ne faisait pas partie de la famille royale assassinée. En 2007, les deux derniers corps ont enfin été retrouvés dans un lieu de sépulture différent. Cette histoire a inspiré de nombreux livres, films et comédie musicale, et même une série sur Amazon Prime.
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    • 3 min
    Connaissez-vous ces canulars qui ont trompé le monde entier ? #3

    Connaissez-vous ces canulars qui ont trompé le monde entier ? #3

    La suite de notre série consacrée aux plus gros canulars qui ont trompé le monde entier, ou à minima toute une communauté, avec aujourd'hui celui des faux carnets d'Hilter. En effet, un collectionneur prétendait avoir découvert des carnets appartenant à Adolf Hitler, et cela, malgré le fait que le Führer détestait écrire.
    Retour en 1979 quand Gerd Heinemann, journaliste au magazine allemand Stern, rencontre le collectionneur de souvenirs nazis, Fritz Stiefel. Ce dernier prétend alors posséder le journal intime d’Adolf Hitler. Ce dernier l’aurait retrouvé dans l’épave d’un avion qui se serait écrasé alors qu’il transportait les effets personnels du Führer en 1945. En effet, des archives mentionnaient bel et bien un tel écrasement, au cours duquel un coffre contenant probablement d’autres journaux avait aussi été retrouvé. Après authentification du manuscrit par des experts graphologues, d’autres volumes commencent à faire leur apparition, cette fois dans les mains d'un certain Konrad Fischer. Ce dernier les aurait obtenus d’un général est-allemand qui prévoyait les faire sortir clandestinement d’Allemagne dans des pianos. Gerd Heinemann, presse alors son employeur d'acheter les 60 carnets pour 10 millions de marks, soit près de 4 millions de dollars à l'époque. Le magazine pense en effet pouvoir gagner de l'argent en réimprimant des copies et en revendant les droits.
    Quatre ans plus tard en avril 1983, Stern publie l'article de Gerd Heinemann. Newsweek, le Sunday Times de Londres et Paris Match en reproduisent des extraits qui mettent immédiatement la puce à l'oreille des historiens. En effet, Hitler détestait écrire et aucun de ses proches n’avait jamais mentionné ces carnets intimes. Le contenu suscitait aussi beaucoup de scepticisme, car il dépeignait un Hitler n’ayant pas vraiment eu connaissance des camps de concentration. Face à ce scepticisme ambiant, les Archives fédérales ouest-allemandes procèdent à d’autres tests. La conclusion des spécialistes est sans appel, le papier, l’encre et la colle ont été fabriqués après la fin de la guerre et la mort d’Hitler.
    Accusé de toute part, Heidemann assure qu'il n'était pas dans le coup, mais admet avoir gonflé le prix demandé à son employeur pour en détourner une partie. Logiquement, il est renvoyé. Quant au collectionneur Konrad Fischer, on découvre rapidement que sa véritable identité est Konrad Kujau, un criminel spécialisé dans la contrefaçon. Ce dernier a d’abord produit de faux objets de collection avant de poursuivre en fabriquant de faux documents et de faux tableaux. Pour l'anecdote, un quart des œuvres présentées dans le livre de 1983, Adolf Hitler : The Unknown Artist, ont été réalisées par Kujau. Que ce soit Kujau ou Heidemann, tous deux sont condamnés à près de cinq ans de prison. À noter que la plus grande partie de l’argent n’a jamais été récupérée. Si Heidemann est ensuite devenu un paria, The Guardian rapporte que Kujau faisait régulièrement des apparitions dans des talk-shows, devenant ainsi une petite célébrité.
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    • 2 min

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