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Lauren Bastide reçoit dans une chambre d’hôtel une femme inspirante, artiste, activiste, politique pour une conversation intime et profonde sur son enfance, sa carrière et ses combats.
Comment les femmes qui font le 21ème siècle ont-elles été façonnées par l’éducation qu’elles ont reçue, les invectives de la société, leur rapport à leur corps ?
Un nouvel épisode, un jeudi sur deux.

La Poudre was created by journalist, feminist activist and co-founder of Nouvelles Écoutes Lauren Bastide in order to offer women a safe space to express themselves.
La Poudre is a one-hour long intimate, in-depth conversation with an inspirational woman. Artists and activists join Lauren on her podcast to talk about their path, career and experience with being a woman in our world.
Some episodes of La Poudre are dubbed in English. Look for the 🇬🇧 !

La Poudre Nouvelles Écoutes

    • Gesellschaft und Kultur

Lauren Bastide reçoit dans une chambre d’hôtel une femme inspirante, artiste, activiste, politique pour une conversation intime et profonde sur son enfance, sa carrière et ses combats.
Comment les femmes qui font le 21ème siècle ont-elles été façonnées par l’éducation qu’elles ont reçue, les invectives de la société, leur rapport à leur corps ?
Un nouvel épisode, un jeudi sur deux.

La Poudre was created by journalist, feminist activist and co-founder of Nouvelles Écoutes Lauren Bastide in order to offer women a safe space to express themselves.
La Poudre is a one-hour long intimate, in-depth conversation with an inspirational woman. Artists and activists join Lauren on her podcast to talk about their path, career and experience with being a woman in our world.
Some episodes of La Poudre are dubbed in English. Look for the 🇬🇧 !

    Épisode 66 - Casey

    Épisode 66 - Casey

    Casey, la rappeuse de légende, est l’invitée du 66e épisode de La Poudre. Avec Lauren Bastide, elles ont parlé de rap, de rock et de rage.




    L’édito de Lauren :

    C’était le 13 novembre 2019, au festival Les Créatives, à Genève, une quinzaine culturelle et intersectionnelle qui est l’un des plus géniaux événements féministes du monde. Ce soir-là, j’ai interviewé Casey en public. On était une petite centaine dans un café du centre. J’étais impressionnée, je l’avoue, ça faisait près de trois ans que j’essayais d’obtenir un entretien avec elle. Parce qu’elle n’est pas seulement l’un des plus grands noms du rap en France depuis près de vingt ans, mais aussi une autrice à la plume d’exception, porteuse d’idées politiques, indispensable à celles et ceux qui veulent faire avancer la société dans le bon sens, celui de la révolution. 

    La veille je l’avais vue sur scène aux côtés de Virginie Despentes et de Béatrice Dalle dans Viril, un spectacle musical qui compile des textes radicaux féministes, signés par Paul B. Preciado, Valérie Solanas, Audre Lorde, Leslie Feinberg et d’autres. C’était dingue. Vraiment dingue.




    Résumé de l’épisode :

    Après six ans, Casey, voix iconique et adulée du rap français (04:36), revient avec un nouveau projet explosif, Ausgang et une réédition de ses deux premiers albums solo, Libérez la bête et Tragédie d’une trajectoire. 

    Née en 1976 à Rouen, Casey se passionne pour le rap à l’adolescence. Elle y trouve des représentations de sa réalité (12:15) et une échappatoire intellectuelle au racisme qu’elle rencontre dans sa scolarité (18:57). Présente sur des mixtapes à partir de 1995, elle sort un premier album solo en 2006, puis un second, en 2010, qui rendent mythiques son flow unique et ses textes qui bousculent. Sa famille vient de Martinique, elle qui a grandi dans le 93, deux lieux qu’elle considère « chez elle » (26:02). Nourrie de l’œuvre d’Édouard Glissant et d’Aimé Césaire, elle glisse dans ses écrits la notion d’hybridité et la pensée décoloniale (27:30). Elle affirme la grandeur du rap (04:36), milite pour son droit à s’embourgeoiser (37:33) à l’image du rock, style dans lequel elle aime s’engouffrer pour des projets collectifs. Son dernier opus porte ses idées politiques, la défense des faibles et des cassés et traite des failles et de l’envie, parfois, de se soustraire au monde (41:47). 

    Si son identité de genre n’a jamais été une zone d’exploration (24:57), elle connaît le poids du patriarcat (47:03) et les thématiques qu’elle aborde se rapprochent de celles des plus grandes penseuses féministes d’aujourd’hui, comme Virginie Despentes, qu’elle rencontre en 2015. En 2019, elle plonge dans la pensée queer en commençant à jouer dans Viril (10:05), un spectacle mis en scène par David Bobée, accompagné par le groupe Zëro, où elle partage l’affiche avec Despentes et Béatrice Dalle. Elles y déclament, sur fond de rock, des textes radicaux de Valérie Solanas, Paul B. Preciado, Zoe Leonard et Leslie Feinberg, comme pour mieux exprimer toute la « virilité » et de la colère des femmes.




    Bonne écoute, et continuez de faire parler La Poudre ! 




    Le morceau que vous entendez dans l’introduction est « Aidez-moi » de Casey.

    Merci au festival Les Créatives pour avoir rendu cet enregistrement possible.




    La Poudre est une émission produite par Nouvelles Écoutes

    Réalisation de l’introduction et générique : Aurore Meyer-Mahieu

    Programmation et coordination : Gaïa Marty

    Montage et mixage : Marion Emerit

    • 58 Min.
    Épisode 65 - Cécile Duflot

    Épisode 65 - Cécile Duflot

    Cécile Duflot, écologiste convaincue, figure de la vie politique française et aujourd’hui présidente de l’ONG Oxfam France, est l’invitée du 65e épisode de La Poudre. Avec Lauren Bastide, elles ont parlé de foi, de robe et de gêne.




    L’édito de Lauren :

    « Ce sont les jeunes comme nous qui seront les plus touchés par l’immobilisme de nos dirigeants. Des recherches montrent que la pollution engendrée par la combustion des énergies fossiles constitue la principale menace pesant sur la santé des enfants dans le monde. Au mois de novembre, cinq millions de masques ont été distribués dans les écoles de New Delhi, la capitale indienne, en raison des brouillards de fumées toxiques. Les énergies fossiles nous étouffent, littéralement.

    La science s’écrie qu’il est urgent d’agir, et pourtant nos dirigeants osent l’ignorer. Nous continuons donc à nous battre. [...]

    Cette action doit être forte et à grande échelle. Car la crise climatique ne concerne pas seulement l’environnement. C’est une crise des droits de l’homme, de la justice et de la volonté politique. Des systèmes d’oppression coloniaux, racistes et patriarcaux l’ont créée et alimentée. Nous devons les démanteler. Nos dirigeants politiques ne peuvent plus fuir leurs responsabilités. »

    Tribune parue le 29 novembre 2019 dans Project Syndicate et signée par Greta Thunberg, Luisa Neubauer, Angela Valenzuela, Evan Meneses et Hilda Flavia Nakabuye.




    Résumé de l’épisode :

    Cécile Duflot, grande figure de la scène politique française, est aujourd’hui la présidente de l’ONG Oxfam France qui lutte contre les inégalités. Un combat pour elle intimement lié à celui qu’elle mène pour l’écologie (07:02). À Oxfam, elle a participé à porter la plus grande mobilisation en ligne de France : l’Affaire du siècle, un recours en justice contre l’état français pour inaction face au changement climatique (10:46). Née le 1er avril 1975, elle grandit en Seine-et-Marne entre un père syndicaliste et une mère dont les convictions écologiques rythmaient son enfance (15:02). Une famille qui lui a aussi transmis de fortes valeurs de vie collective et un attachement à la foi catholique qu’elle formule plus volontiers aujourd’hui pour appuyer sur la différence de traitement des communautés religieuses dans une France crispée sur la question de la laïcité (22:21). Venue à Paris, elle enchaîne les petits boulots pour payer ses études et obtient un DEA de géographie ainsi qu’un diplôme de l’ESSEC en alternance. Elle adhère aux Verts en 2001, devient porte-parole du parti en 2005 et sa plus jeune secrétaire national en 2006. Réélue à 92,7% des voix en 2011, elle est nommée en 2012 ministre du logement et de l’égalité des territoires dans le gouvernement de François Hollande. Un parcours fulgurant qui ne lui vaut pourtant pas la reconnaissance dont profite ses pairs masculins (35:45) ! Ce sexisme de la vie politique s’incarne  très publiquement dans les réactions face à son jean porté en conseil des ministres et sa robe à l’Assemblée nationale (42:24). En 2014, elle quitte le gouvernement, en désaccord avec les valeurs défendues par le nouveau premier ministre, Manuel Valls (51:17). Si elle croit toujours à l’importance de l’action publique (12:03), elle se retire de la vie politique en 2017 et prend la direction d’Oxfam France en 2018. Cette institution, au-delà des ses actions sociales et environnementales, met en place des actions très concrètes en interne pour prévenir le harcèlement au travail. Un positionnement qui lui importe après avoir témoigné dans le procès Baupin (55:38). Elle appelle aujourd’hui à « un combat contre la gêne », pour pouvoir enfin dénoncer les violences dont sont victimes les femmes (1:00:05).




    Bonne écoute, et c

    • 1 Std. 5 Min.
    Épisode 64 - Mazarine Pingeot

    Épisode 64 - Mazarine Pingeot

    L’écrivaine et intellectuelle Mazarine Pingeot est l’invitée du 64e épisode de La Poudre. Avec Lauren Bastide, elles ont parlé de secret, de viol et d’intimité.




    L’édito de Lauren :

    La honte d’être fatiguée, triste ou malade.

    La honte d’être victorieuse, forte, douée.

    La honte de son corps.

    La honte de sa sexualité.

    La honte de ce qui nous fait du bien.

    La honte de ne pas boucler ses fins de mois.

    La honte d’être mère.

    La honte de ne pas être mère.

    La honte de ses addictions, la honte de ses traumatismes, la honte de sa spiritualité.

    La honte d’avoir été agressée, harcelée, violée.

    J’ai réalisé récemment que ce sentiment de honte était permanent dans la psyché des femmes. Et cette honte, c’est un mécanisme puissant de silenciation. Quand on a honte on se tait. Quand on a honte on reste seul·e. Dire « moi aussi », toutes ensemble, c’est une façon de lever la honte et de lever la loi du silence. 




    Résumé de l’épisode :

    Mazarine Pingeot est une autrice, intellectuelle et une figure bien connue de l’opinion publique française. Son dernier roman, le poignant  Se taire (éd. Julliard) porte sur un sujet malheureusement central dans la pensée et le combat féministe : le viol, qu’elle traite ici dans un souci de nuance et de complexité (11:59).  Elle grandit entre des parents aimants (26:02) mais tapie dans le secret de leur relation. Un secret qui deviendra d’autant plus important à préserver après l’élection de son père, François Mitterrand qui endosse la fonction présidentielle en 1981. Son adolescence parisienne, bien que banale dans son quotidien (21:21), n’en est pas moins rythmée par le passage de la frontière invisible entre le dedans – où tout le monde sait – et le dehors – où il faut se taire. Un secret dont elle se sent responsable et qu’elle protège de toutes ses forces (30:07) mais qui imprime sa marque sur sa personnalité, ajoutant au sentiment d’imposture, lot des femmes dans le système patriarcal (36:22). Pour faire ses preuves, elle passe des concours prestigieux et anonymes, comme celui de l’ENS, où elle est admise en 1994. C’est en sortant du déjeuner auquel l’avait conviée son père pour fêter cet accomplissement, que sa vie bascule : des paparazzis les prennent en photo et dévoilent son existence dans la presse (44:32). Agrégée de philosophie en 1997, elle est enseignante, chroniqueuse, et se lance dès 1998 dans l’écriture avec son premier roman intitulé Premier roman (57:28) qui reçoit un accueil ambivalent, où son identité n’est pas étrangère aux critiques acerbes. Elle ne se laisse pas décourager et, en tant qu’écrivaine, traite au fil des années de sujets sensibles en interrogeant la société qu’elle habite. Roman après roman, elle se réapproprie sa propre histoire, mais explore également l’infanticide dans Le Cimetière des poupées ou le viol et le silence entourant ses victimes dans son dernier roman, Se taire (01:02:20).




    Bonne écoute, et continuez de faire parler La Poudre ! 




    La Poudre est une émission produite par Nouvelles Écoutes

    Réalisation de l’introduction et générique : Aurore Meyer-Mahieu

    Programmation et coordination : Gaïa Marty

    Montage et mixage : Marion Emerit

    • 1 Std. 20 Min.
    Épisode 63 - Yseult

    Épisode 63 - Yseult

    Yseult, la compositrice, chanteuse et toplineuse à la voix d’or est l’invitée du 63e épisode de La Poudre. Avec Lauren Bastide, elles ont parlé de corps, de scène et de pouvoir.




    L’édito de Lauren : 

    Ah ! Vous êtes là !

    Bienvenue en 2020. Pour célébrer cette nouvelle décennie, je vous offre la voix du futur.




    Résumé de l’épisode :

    Yseult est née le 18 août 1994 à Paris. Elle passe son enfance de déménagement en déménagement (15:10) et n’a pas toujours eu la relation apaisée qu’elle a aujourd’hui avec ses parents (16:32). Son adolescence bat au rythme de son envie de faire de la musique (21:20) malgré l’incompréhension de sa famille. Encore au lycée, elle chante à Montmartre sur les marches du Sacré-Cœur. À 18 ans, elle passe les castings et est sélectionnée pour La Nouvelle Star. Elle y fait l’expérience d’un rapport parfois très dur avec la presse et une partie du public (33:01) malgré son talent indéniable. Après cette émission où elle finit deuxième, elle sort un premier album mais se débat avec le sexisme et le racisme de l’industrie musicale (40:40). Au creux de cette vague, elle est contactée par ASOS pour être l’une de leur mannequin. Une expérience très positive sur le chemin de sa relation avec son propre corps (48:22). Elle n’abandonne pas la musique, loin de là, et revient avec un projet très personnel en 2019 en commençant avec le single Rien à prouver. Étant l’une des seules femmes noires du paysage musical français, elle évoque la solidarité, notamment avec Lous, qu’elle ressent comme nécessaire(39:17). Elle crée également son propre label pour pouvoir produire sa musique et celle des artistes qui la touche (44:40). Rendez-vous en 2020 pour voir la suite de sa révolution de l’industrie musicale !




    Bonne écoute, et continuez de faire parler La Poudre ! 




    La chanson que vous entendez dans l’introduction est Corps, d’Yseult.




    La Poudre est une émission produite par Nouvelles Écoutes

    Réalisation de l’introduction et générique : Aurore Meyer-Mahieu

    Programmation et coordination : Gaïa Marty

    Montage et mixage : Marion Emerit

    • 1 Std. 3 Min.
    Épisode 62 - Maggie Nelson - (doublé en français)

    Épisode 62 - Maggie Nelson - (doublé en français)

    This episode of La Poudre was originally recorded in English. To listen to the undubbed version, click here.




    L’immense autrice et penseuse Maggie Nelson est l’invitée du 62e épisode de La Poudre. Avec Lauren Bastide, elles ont parlé de Judith Butler, de violence et d’amour.




    L’édito de Lauren :

    C’est drôle, ces derniers jours les bleuets sont apparus parmi les coquelicots et les pissenlits dans la petite prairie qui borde la rivière.

    Les cueillir et les faire sécher entre les pages 58 et 59.

    Au fond de l’eau un reflet lapis lazuli attire mon regard.

    Je plonge ma main dans l’eau. Je ramasse l’objet. C’est un morceau de mosaïque, ou peut-être un carreau de piscine. Bleu comme la rivière. Bleu comme les bleuets. Bleu comme un coup sur ma cuisse, comme mon âme les soirs d’été, comme l’encre de mon stylo sur mon carnet.




    Résumé de l’épisode :

    Maggie Nelson est née en 1973 à San Francisco où elle a grandit (08:50). Ses parents, amours de jeunesse mariés jeunes, divorcent un an avant que son père ne meurt d’une crise cardiaque. Un drame qui marque son adolescence (17:16) autant que les récits familiaux, dont celui de sa tante Jane, la sœur de sa mère, morte assassinée (25:08). Elle déménage à New York pour faire ses études et y rencontre des figures littéraires telles qu’Eileen Miles et Annie Dillard qui se révèleront très importantes pour l’autrice qu’elle est en train de devenir. Elle publie de la poésie dès 2001 et sort son premier premier essai en 2005, Jane, a Murder où elle se confronte à l’histoire de sa tante qu’elle retrace et explore. À la publication de ce livre, par un concours de circonstance le dossier de l’assassinat de Jane est rouvert. Ce procès sera le thème de son premier roman, Une partie rouge (2009) où son style d’écriture, entre notes très structurées et référencées, autofiction et poésie se déploie déjà avec brio (14:20). Elle complètera cette trilogie sur le rapport des femmes à la violence par The Art of Cruelty, un essai paru en 2009, en même parallèle de Bluets, un recueil de pensées autour du bleu dans lequel elle dissèque les ressorts de la dépression (37:10). En 2015, elle publie Les Argonautes, un nouveau roman hybride autour – entre autre – de sa grossesse et de la transformation de son compagnon Harry (54:36). Ce livre, traduit dans une dizaine de langues met son nom sur le devant de la scène littéraire mondiale. Sa pensée, profondément queer, complexe et limpide à la fois, lui vaut une reconnaissance dans de nombreux pays et un lectorat déjà en attente de son prochain écrit. 




    Bonne écoute, et continuez de faire parler La Poudre ! 




    La voix française de Maggie Nelson est incarnée par Marie Labory, merci à elle.




    La Poudre est une émission produite par Nouvelles Écoutes

    Réalisation de l’introduction et générique : Aurore Meyer-Mahieu

    Traduction : Céline Leroy

    Programmation et coordination : Gaïa Marty

    Prise de son voix française : Charles de Cillia

    Montage et mixage : Marion Emerit

    • 1 Std. 6 Min.
    Episode 62 - Maggie Nelson - 🇬🇧

    Episode 62 - Maggie Nelson - 🇬🇧

    Cet épisode de La Poudre est disponible à l’écoute dans une version doublée en français. Cliquez ici pour l’écouter.




    The incredible author and thinker Maggie Nelson is the guest of the 62nd episode of La Poudre. With Lauren Bastide, they talked about Judith Butler, violence and love.




    Lauren’s foreword

    It’s funny, these past few days, bluets have appeared among poppies and dandelions in the small meadow near the river.

    I gathered them and put them to dry between the pages 58 and 59.

    In the river, a lapis lazuli sparkle catches my eye in the water.

    My hand dives in.

    I take the object. It’s a piece of mosaic, maybe a swimming pool tile. As blue as the river. As blue bluets. As blue as a bruise on my thigh, as my soul on summer evenings, as my pen’s ink on my notebook.




    Episode summary

    Maggie Nelson was born in 1973 in San Francisco where she grew up (08:50). Her parents, high-school sweethearts who were married very young, divorced a year before her father’s death from a heart attack. This tragic event, as well as her family’s story – especially her mother’s sister murder – left their mark on her adolescence (17:16). She moved to New York to go to university and met there important litterary figures such as Eileen Miles or Annie Dillard who both influenced and inspired the young writer she was becoming. She started publishing poetry in 2001 and Jane, a Murder, her first essay in which she explored and confronted her aunt’s death, went out in 2005. Coincidentally, the trial on Jane’s death was reopened at the same time. She published her first novel on the subject, The Red Parts, in which her writing style, between very structured notes and references, autofiction and poetry bloomed (14:20). She completed a trilogy on women and violence in 2009 with another essay, The Art of Cruelty, published the same year as Bluets, a collection of thoughts on the colour blue in which she explores depression’s intricacies (37:10). In 2015 she published The Argonauts, a new hybrid novel revolving around her pregnancy and the parallel transformation of her companion, Harry (54:36). This book, published in a dozen foreign languages, puts her at the forefront of world literature. Her sharp, complex and subtle writing and queer thought gives her recognition in many countries and a wide audience already waiting on her next book.




    Executive Producer : Nouvelles Écoutes 

    Production and signature tune : Aurore Meyer-Mahieu

    Production assistant : Gaïa Marty 

    Editing and mixing : Marion Emerit

    • 1 Std. 5 Min.

Kundenrezensionen

garance2204 ,

Ma fille blonde

Merci pour vos discussions passionnantes et très instructives.
Je voulais juste vous apporter mon témoignage suite à une remarque que vous avez glissé sur les blondes qui ne voudraient pas devenir brunes...
Il se trouve que ma fille de 22 ans, qui est blonde depuis son premier jour, a voulu changé de couleur de cheveux vers l’âge de dix ans environ.
La première fois, abasourdie, je lui ai demandé pourquoi ? Et elle m’a répondu : parce que les blondes sont bêtes.
Elle a grandi en pleine vague des gags sur les blondes et n’a cessé de vouloir changer de teinte de cheveux pour échapper aux nombreuses blagues sexistes qu’elle subissait partout, tout le temps, y compris de ses profs!
Ce n’est certes pas assimilable à du racisme mais je vous assure que ce n’était pas facile à vivre pour autant.

lvlordicus ,

Quelles femmes ! Quelles histoires.

Bravo à la justesse de la réalisatrice de laisser parler ses interviewées. De les guider subtilement en leur laissant toute la place qu’elles méritent.
Tant de parcours, d’obstacles, d’essais... Et quelle force et quelle ténacité. Je suis inspirée.

crlbrchtld ,

Merci infiniment!

C’est passionnant!

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