Un épisode à écouter en plein Dry January, pour comprendre ce que l’alcool dit de nous, et ce qu’on peut faire sans lui. 🎙Cette semaine, on parle cash du piège de l'alcool-plaisir avec la journaliste et écrivaine Camille Emmanuelle 💬 " Je bois toujours le soir et en compagnie, je ne voulais pas boire seule. J'allais chercher des gens. On trouve toujours des gens. Donc en fait ce truc genre, mais ça va. Je n'ai pas de problème parce que je suis jamais seule. C'est quand même mon con. Et en fait, c'était plus l'alcool qui importait pour moi que les gens. " Boire, c’est la norme. Dire non, ce n’est pas renoncer à la fête ou la vie. C’est résister à l’oubli organisé. Notre invitée a 45 ans. Elle n’a pas touché une goutte d’alcool depuis 5 ans, parce qu’elle a réalisé qu’elle était « nulle en modération ». Et elle n’en parle pas pour nous faire culpabiliser, mais pour comprendre. Pour dire aux plus jeunes : « Je suis passée par là. Je ne veux pas faire la morale, je veux dire ce que j’aurais aimé entendre ». Autrice, journaliste, féministe, ex-fêtarde, elle a longtemps trinqué. Par envie souvent. Par besoin parfois. Par habitude surtout.Jusqu’à ce que la fête perde en clarté ce qu’elle promettait en intensité. Son essai “Alcool : avons-nous un problème ?”, publié dans la collection ALT chez La Martinière Jeunesse, s’adresse à tous, mais en particulier aux 15-25 ans. Une génération à qui l’on parle peu, mais que l’on cible très tôt. Shots sucrés, campagnes floutées, influenceurs sous influence de lobbies spiritueux. L’alcool est devenu un décor permanent, une promesse de vie cool et décomplexée. Et la première cuite, un rite de passage plus accepté que questionné. Camille Emmanuelle, elle, propose autre chose. D’un côté, elle documente : les effets du binge, les dégâts invisibles sur le cerveau, la pente douce de l’addiction, l’impact sur la vulnérabilité. De l’autre, elle analyse : pourquoi boire nous semble si naturel. Pourquoi l’alcool est devenu l’allié social, amoureux, émotionnel. Dans ce texte incisif mais toujours bienveillant, Camille démonte les fausses évidences : l’alcool rend plus drôle, plus détendu, plus désirable, plus "instagrammable ». Tous ces “plus” qu’on cherche en buvant sont souvent des pièges. Ou, pire, des injonctions. Elle y parle de pression sociale, de sexualité altérée, de violence rendue floue. D’une industrie qui vise les jeunes. Et d’un pays où on est souvent plus vite jugé sobre que bourré. Camille Emmanuelle propose ici un simple outil de conscience, rempart à l’hypocrisie ambiante sur le sujet.On va parler des derniers verres mais surtout du premier, des lendemains qui déchantent, des fameuses gueules de boira plus jamais, de l’illusion de contrôle, et de cette possibilité réelle : faire autrement. 🖇 Références : 📚 “Alcool : avons-nous un problème ?” (Collection ALT chez La Martinière Jeunesse, 2025) Ce podcast est soutenu par la MILDECA, Mission Interministérielle de Lutte contre les Drogues et les Conduites Addictives 📚 "Contre-Addictions", le livre : disponible aux Éditions Eyrolles Bien-Être ℹ️ Pour plus de contenus autour de cet épisode, rendez-vous sur Instagram : @contreaddictionspodcast & sur le web (épisodes par thématiques, ressources...) 💌 Retrouvez Rose sur Instagram : @rosekeren || Site officiel Hébergé par Audiomeans. Visitez audiomeans.fr/politique-de-confidentialite pour plus d'informations.